Bruxelles

Pour Cécile Jodogne, ce rapport alarmant concerne essentiellement la législature précédente

Dans un communiqué publié en début d'après-midi, la Secrétaire d’Etat à la lutte contre l’Incendie et l’Aide médicale urgente (Siamu) Cécile Jodogne (Défi) confirme qu’un avant-projet de rapport de la Cour des comptes lui est parvenu pour la période 2012-2015. 

Ce rapport "souligne des manquements dans la gestion administrative du Siamu", confirme la secrétaire d'Etat. Qui précise dans la foulée que "la sécurité des Bruxellois n’a jamais été mise en cause par ces dysfonctionnements d’ordre administratif."

Ce rapport alarmant concerne essentiellement la législature précédente. Dès sa prise de fonction en 2014, la secrétaire d’Etat a constaté des problèmes internes dans l’organisation du service d’incendie et d’aide médicale urgente et a immédiatement mis en place une vaste réforme pour apporter des réponses structurelles.

"L’avant-projet de rapport de la Cour des comptes nous confirme la gestion problématique des marchés publics par le SIAMU pour la période 2012-2015. La secrétaire d’Etat ne remet aucunement en compte la matérialité des faits et l’analyse du dossier", poursuit l'élue schaerbeekoise. "Une réforme du Siamu entrera en vigueur début 2018. Elle permettra d’apporter, entre autres, une meilleure répartition des responsabilités et un contrôle accru des dossiers financiers."

Concrètement, la structure  sera simplifiée et rationalisée afin d’améliorer le fonctionnement du service d’incendie, en ce compris dans son volet administratif. Les dossiers administratifs seront remis entre les mains des fonctionnaires administratifs et non plus entre les mains des opérationnels. Le recrutement pour la nouvelle direction du Siamu est en cours.

Néanmoins, Cécile Jodogne s’étonne que "l’avant-projet provisoire et confidentiel de la Cour des Comptes sur l’audit des marchés publics du SIAMU circule alors que ni le parlement régional ni le gouvernement ne disposent du rapport définitif".

Elle a bien pris en compte les recommandations de l’avant-projet et s’assure du suivi auprès des équipes du SIAMU. Le cabinet attend les recommandations définitives de la Cour des Comptes pour les intégrer au processus déjà en cours.