Bruxelles

Les deux écoles mitoyennes francophones et néerlandophones connaissent un gros succès de foule.

C’est la grande nouveauté de la commune de Schaerbeek : sur un même territoire, deux bâtiments flambant neufs qui accueillent d’un côté l’école francophone René Magritte, et de l’autre la nouvelle école néerlandophone De Paviljoen. Alors que la première s’est installée en mai dernier, dès l’inauguration du site, la seconde a dû attendre la rentrée pour lancer son coup d’envoi. Depuis lundi, les deux établissements cohabitent, "dans la meilleure des ententes", précise Laetitia Malisoux, directrice de l’école René Magritte.

Si le PTB avait lancé un certain remous sur la toile en annonçant qu’un mur existait entre les deux écoles pour empêcher le contact entre francophones et néerlandophones, on constate l’unique présence d’une simple petite grille, pas de quoi fouetter un chat. "Cela ne fait que quelques jours que les élèves cohabitent donc c’est difficile de déjà faire des constats. Ils peuvent tout à fait se parler par-dessus la grille, et je suis sûre que ça va arriver. Si c’est le cas, on ne va jamais les séparer, bien au contraire", explique la jeune directrice, qui n’exclut pas l’idée de futurs projets pédagogiques qui incluraient les élèves des deux établissements. "C’est juste que là on vient de s’installer, il nous fait un peu de temps, surtout pour l’école De Paviljoen qui est arrivée il y a trois jours."

Et depuis mai, c’est carton plein pour les deux écoles. René Magritte qui comptait 350 élèves dans son ancien bâtiment, recense aujourd’hui 420 enfants inscrits et en prévoit 450 pour la fin de l’année, "et les inscriptions continuent encore." De son côté, l’école De Paviljoen compte quelques 200 élèves, pour une capacité maximum de 250.