Bruxelles

La commune s'engage à soutenir financièrement les projets de potagers collectifs.

Suite à plusieurs demandes citoyennes, le collège de Schaerbeek a décidé de faciliter pour les habitants la mise en place de potagers urbains aux pieds des arbres situés sur la voie publique.

C'est une initiative de Vincent Van Halewijn (Ecolo), 1er échevin de la commune, en charge du Développement durable. La proposition approuvée lors du dernier conseil communal consiste en la prise en charge complète de toute l'administration relative au placement de bacs potagers-communs ou personnels- dans la terre des arbres qui se trouvent dans la rue.

"On se rend compte que de plus en plus de citoyens veulent verduriser leur quartier, mais ont aussi envie de participer à un mouvement d'agriculture urbaine. Schaerbeek est une commune très dense, beaucoup de gens n'ont pas de jardins, et donc il y a beaucoup de demandes de potagers collectifs." explique Vincent Van Halewijn. "Mais au niveau administratif, c'était très compliqué à mettre en place. Il faut une autorisation d'occupation de l'espace publique, une convention, etc...C'est très laborieux. On s'est dit que c'était à nous de simplifier ça. Les citoyens pourraient donc faire une demande unique à la commune, et puis ça serait à l'administration de s'occuper de toutes les autorisations et services."

Désormais, il suffit pour les citoyens qui désirent utiliser l'arbre devant chez eux, ou sur la place près de leur maison, d'aller simplement sur le site de la commune, et de remplir un formulaire de demande très précis. Le document comporte un engagement de la part de la commune, mais aussi de l'habitant. "Si ce bac potager venait à se dégrader, est mal entretenu, etc., il faut qu'on ait une personne de contact" affirme l'édile schaerbeekois.

En inscrivant leur potager de ville sur le site de la commune, les citoyens s'engagent dès lors à cultiver leur bac de manière écologique (sans pesticide), à échanger leur culture maraîchère sans but lucratif, à ne pas nuire à la tranquillité des voisins, etc.

Autre nouveauté: la commune s'engage aussi à soutenir financièrement toute activité, initiative collective de potager urbain. "Il faut que ça se fasse dans le cadre d'un comité de quartier, ou d'un comité de voisin formel ou informel. On a par exemple soutenu un projet dans toute la rue Edouard Fiers" conclut-il.