Bruxelles

L'histoire implique une scène de débauche avec comme protagonistes la femme de l'ancien bourgmestre et deux policiers.

L'heure était aux aveux ce lundi matin, quand Jean-Pierre Van Gorp (PS), fidèle échevin à la commune de Schaerbeek, a présenté ses mémoires "De l'ombre vers la lumière" et les nombreuses révélations sur la cité des ânes qui les accompagnent. On en a retenu une particulièrement étonnante et cocasse: la vraie raison de la démission du bourgmestre Roger Nols, en 1989.

Passé par les rangs du PLP (parti libéral), du FDF, du PRL et du FN, le bourgmestre a quitté sa place après 19 ans de règne, laissant derrière lui de nombreuses hypothèses sur ce départ soudain. Presque vingt ans plus tard, Jean-Pierre Van Gorp vient éclairer cette histoire qui avait longuement fait parler sur la place Colignon, racontant le sordide scénario dans lequel il s'est retrouvé par hasard, la veille de la démission de Roger Nols.

"C'est la première fois que je m'en ouvre publiquement. J'estime pouvoir le faire car l'eau a coulé sous les ponts et les protagonistes ne sont plus de ce monde" commence Jean-Pierre Gorp comme pour annoncer la couleur de ce qui va suivre. L'auteur enchaîne ensuite avec l'histoire sans doute la plus gênante de sa carrière, une histoire qui implique une scène de débauche avec la femme du bourgmestre, éméchée et en pleine galipette avec deux policiers. Difficile à croire non?

L'échevin nous ramène en mai 1989. Alors qu'il déjeunait avec un ami tout près de l'hôtel de ville, Jean-Pierre Gorp tombe sur le bourgmestre, accompagné du Secrétaire communal et du commissaire Victor Mathys. Ils décident de rentrer tous ensemble par la porte latérale. "Je me prépare à tourner à droite pour rejoindre mon bureau qui est à cet étage. C'est alors que nous entendons des bruits étranges derrière la porte du bureau à notre gauche. Roger Nols saisit la poignée de porte et l'ouvre d'un geste sec. Nous voyons alors tous les quatre une scène qui nous laisse pantois et effarés. Sous nos yeux, Anne Nols épouse du bourgmestre, en position plus que scabreuse en présence de deux policiers dont un commissaire..." raconte-t-il.

Pour remettre les choses dans leur contexte, l'auteur commence par expliquer le statut de l'épouse Nols à cette époque. Elle a longtemps dirigé le service communication de la commune, sous une réputation peu flatteuse de femme alcoolique et incompétente, qui entrainaît de nombreux collègues dans ses dérives. Au moment du flagrant délit, la cellule communication avait cependant été dissoute entre temps par le bourgmestre lui-même, privant ainsi Anne Nols de ses activités.

"Suite à cette humiliation, je suis persuadé qu'il a fait le choix de se venger. Je crois qu'il lui était insupportable qu'elle profite impunément de son statut d'épouse du bourgmestre pour s'autoriser les pires dérapages" conclut Jean-Pierre Gorp.