Bruxelles

Les deux écoles partageront une salle de sport, accessible aussi à tous les habitants du quartier.

En septembre 2018, les écoles René Magritte et De Paviljoen accueilleront respectivement 650 et 250 élèves dans leur établissement. Toutes les deux basées sur le site Van Oost près de la Cage aux Ours à Schaerbeek, les deux instituts cohabiteront et partageront une cour de récréation divisée en deux, ainsi qu'une salle de sport.

Ce projet d'envergure permet l'extension de l'ancienne école 14 située rue Capronnier, dont le bâtiment tombait en ruine, qui a déménagé dans les nouveaux bâtiment au début du mois. "C'est un changement énorme pour toute l'équipe et pour les élèves, on vivait vraiment dans une école qui était à la limite de l'insalubre. Aujourd'hui on atterrit dans un bâtiment entièrement neuf. On a beaucoup réfléchi avec la commune dans la construction de ce bâtiment, on a réfléchi aux aspects purement pédagogique, pour que l'école soit adaptée à tous les âges", explique Laetitia Malisoux , directrice de l'école René Magritte. En plus d'accueillir plus d'élèves, l'établissement va engager du personnel supplémentaire pour assumer les changements: éducateurs, enseignants, etc.

Du côté néerlandophone, c'est toute une école qui est créée, et qui dès la rentrée, accueillera 250 nouveaux élèves. "La commune, avec la construction de cette deuxième école néerlandophone, tient ses engagements. Avec l'ouverture du premier établissement De Kriek, en 2011, près de 500 places seront bientôt ouvertes dans l'enseignement néerlandophone", indique Adelheid Byttebier (Groen), échevine de l'Enseignement néerlandophone. Déjà complète, l'école De Paviljoen a du refuser 280 inscriptions, un succès de foule qui montre la pertinence de l'initiative. "Ce sont des projets tellement attendus dans le quartier, que l'école a directement été énormément sollicitée", conclut l'échevine.

Entre les deux écoles, il s'agira d'une collocation sur un même site, et plus si affinité. Si les deux cours de récréation seront délimitée par une petite barrière, il n'est pas impossible que des activités extrascolaires en commun s'organisent, fruit de la collaboration entre les deux établissements.

Cerise sur le gâteau: la salle de gym partagée par les deux écoles sera accessible à tous les habitants du quartier. "Cette salle a la particuliarité d'avoir une entrée et une cafétéria autonome, qui permettra d'être en dehors des horaires scolaires, une salle de sport pour le quartier qui en a vraiment besoin", explique Vincent Vanhalewyn (Ecolo), échevin des Travaux publics.

En dehors de la construction de deux écoles, et du message fort que la commune envoie en franchissant la barrière linguistique et en rassemblant une école francophone et néerlandophone sur un même site, le projet tombe à pique pour la réhabilitation d'un chancre de 9.000 m² abandonné depuis une vingtaine d'années. "C'est un signal fort pour tout le quartier parce que c'est une très belle école. Ça montre définitivement aux habitants que nous avons la même attention pour tous les quartiers", conclut Michel De Herde (DéFi), échevin de l'Enseignement communal.