Bruxelles

A la commune, personne n'a été mis au courant du projet néerlandophone !

C’est avec étonnement que Pierre, un habitant de la rue Vanderlinden à Schaerbeek, a appris la semaine dernière qu’une école pouvant accueillir 1.200 élèves allait être construite à partir de la fin du mois sur un terrain situé juste derrière son jardin.

“Je suis réalisateur et écrivain et je travaille toute la journée depuis mon domicile. Mais j’ai récemment reçu le courrier d’un géomètre expert basé à Saint-Nicolas en Flandres pour convenir d’un rendez-vous afin qu’il vienne évaluer la stabilité de ma maison dans le cadre du chantier. Mais le souci est que je n’ai jamais été mis au courant de ce projet”, déplore Pierre.

Cet habitant vit dans ce quartier paisible depuis 1996 et déplore le manque de communication dans ce projet. “J’ai choisi de m’installer ici pour le côté paisible du quartier, mais je vais être contraint de brader ma maison que je viens tout juste de finir de payer. En effet, il va être impossible pour moi de vivre et travailler ici avec deux ans de travaux lourds et une cour de récréation agitée par 1.200 jeunes en pleine croissance”, explique-t-il. “Par ailleurs, le projet prévoit la construction d’un bâtiment de 4 ou 5 étages. Résultat : je n’aurai plus beaucoup de lumière chez moi. Peut-on construire comme ça, sans permis, et plus élevé que les anciens bâtiments ? Tout ça sans consulter les habitants ? Je suis sidéré.”

Pour en avoir le cœur net, Pierre s’est rendu au service Urbanisme de la commune mais les préposés n’étaient au courant de rien. Une situation interpellante d’autant que le projet est bien concret et consiste en la création d’un campus comprenant deux écoles néerlandophones – une primaire et un secondaire et un hall de sport – qui s’implanteront sur un terrain de 21.700 mètres carrés entre la rue Gallait et la rue Vanderlinden, en lieu et place d’un ancien garage.

La commission communautaire néerlandophone a ainsi donné son accord mais du côté de la commune de Schaerbeek, c’est l’étonnement. “Nous n’avons jamais été mis au courant de ce projet ! Nous avons contacté l’expert géomètre qui a informé les riverains mais aucune demande de permis n’a, à ce jour, été réceptionnée par l’administration communale or c’est indispensable pour concrétiser ce projet”, explique Frédéric Nimal (Défi), échevin de l’Urbanisme.