Bruxelles Après un quatrième accident grave survenu en deux mois, les Schaerbeekois exigent la mise en place de mesures visant à garantir la sécurité des usagers faibles.

Ce dimanche, une fillette et son père ont été fauchés par un véhicule à proximité d'une plaine de jeux. Il s'agit du quatrième accident grave survenu en seulement deux mois et pour les riverains, "trop is te veel".

C'est dans ce cadre que les citoyens interpelleront le conseil communal afin d'exiger la mise en place de mesures visant à garantir la sécurité des usagers faibles. Une pétition circule et a, pour l'heure, rassemblé près de 1.000 signatures.

"Des accidents blessant des piétons surviennent tous les ans à Schaerbeek. En effet, certains axes schaerbeekois sont de véritables circuits de course : la chaussée de Haecht, l’avenue Rogier, l’avenue Louis Bertrand, la place Pogge, la rue Royale Sainte-Marie, l’avenue Général Foch, la rue l’Olivier, la rue des Coteaux… Le trafic y est dense et dangereux. Traverser ces axes à pied ou s’y déplacer en vélo relève souvent de l’exploit. Le soir, c’est pire encore : la route devient une véritable zone de non-droit. Et que dire du stationnement sauvage généralisé ou encore du comportement agressif de certains automobilistes envers les usagers faibles !", expliquent les initiateurs de la pétition.

Concrètement, les riverains exigent la prise de mesures structurelles telles que l'instauration d'une zone 30 sur l'ensemble du territoire de la commune comprenant des aménagements physiques, des campagnes de sensibilisation et des outils de contrôle et de répression adaptés. Autre mesure prônée : l'achat d'un ou plusieurs lidar, les radars de contrôle automatique.

Selon les riverains, des travaux de sécurisation immédiats s'imposent d'urgence. "Des aménagements sur les voiries communales, mais aussi régionales doivent être réalisés. Vu l’urgence de la situation, n’attendez plus que la Région bruxelloise prenne en charge le réaménagement en profondeur des voiries régionales schaerbeekoises, planifié actuellement à une date lointaine et indéterminée", explique la pétition.

Et les initiateurs de la pétition de conclure : "Nous ne doutons pas un seul instant de la considération que vous portez aux piétons, aux cyclistes, aux personnes à mobilité réduite, aux personnes âgées et aux enfants. Mais vous conviendrez avec nous que cela ne se traduit pas aujourd’hui, dans les faits concrets, par des mesures fortes et structurelles visant à lutter de manière systématique contre l’insécurité routière. L’achat de nouvelles caméras de surveillance ne permettra pas de résoudre la problématique du phénomène d’insécurité routière dans notre commune. Il faut un changement rapide et structurel."