Bruxelles Ahmed Laaouej, chef de groupe PS à Koekelberg, se réjouit de l'annonce de la fin du test en sens unique mais déplore la décision initiale.

Ce lundi matin, le comité d'accompagnement travaillant sur le sens unique autour de la basilique de Koekelberg a pris la décision d'arrêter plus tôt que prévu le test qui devait durer jusqu'au mois de février prochain. Pour rappel, en mai dernier, le plan de circulation autour de la basilique de Koekelberg avait été modifié afin de fluidifier le passage du tram 19 à l'intersection de l'avenue de l'Hôpital Français et de l'avenue du Panthéon.

Une idée vivement rejetée par la majorité des habitants du quartier et les communes de Ganshoren et Koekelberg. Aujourd'hui, il a été décidé de revenir à la situation initiale à l'exception d'une petite partie de la voirie, entre l'avenue de l'Hôpital Français et l'avenue Van Overbeke qui restera, elle, en test jusqu'au mois de février.

Ahmed Laaouej, chef de groupe PS à Koekelberg, se réjouit de l'annonce de la fin du test en sens unique mais déplore la décision initiale. "Quel gâchis d'avoir pris 6 mois pour se rendre compte que ce sens unique mettait en difficulté les riverains et les commerçants du quartier." Il dénonce aussi la manière de travailler du ministre de la Mobilité, Pascal Smet (SPA). "On ne veut plus de cette façon de travailler qui consiste à aller de l'avant sans concerter les pouvoirs locaux. La priorité dans ce genre de dossiers est d'aller à la rencontre des gens et de prendre le temps de la discussion et du dialogue", explique l'élu.

Du côté du cabinet de Pascal Smet, on se rend compte qu'il était temps d'arrêter les dégâts. "On comprend l'impact que le test a eu sur la population et tout le monde nous a fait comprendre qu'il était temps de revenir en arrière. Les objectifs poursuivis ne sont pas rencontrés, les gains ne sont pas là et les transports en commun ne gagnent pas plus de temps avec cette configuration", indique son porte-parole.

Un constat tiré également par Magali Cornelissen (MR), échevine de la Mobilité à Ganshoren. "La phase d'analyse a démontré que le sens unique n'avait aucun intérêt. La situation des automobilistes était pire qu'avant, leur temps de parcours était plus long, que ce soit lors de déplacements locaux ou sur les grands axes", explique-t-elle. Aucune amélioration concernant les transports en commun n'a pu être remarquée non plus. "À l'exception du tram 19 qui est la raison principale de cette phase de test."

Pour les commerçants aussi la situation devenait insoutenable. "Ils faisaient face à des difficultés d'accès, aussi bien pour eux que pour leurs clients, il y avait des accidents et des infractions car les gens ne respectaient pas toujours la signalisation", indique l'échevine. "Nous dénonçons cette situation depuis le début et des pétitions lancées par des commerçants ont récolté des centaines de signatures. Je suis soulagée d'avoir enfin pu être entendue."

Pour l'heure, les services techniques doivent remettre en place les signalisations supprimées et réaliser quelques aménagements afin de supprimer le sens unique. "Les travaux dépendront de la météo. Nous allons faire ces changements durant un week-end mais il ne peut ni neiger, ni geler", indique le cabinet de Pascal Smet. Les adaptations devraient normalement être terminées avant les fêtes de fin d'année.