Bruxelles

La secrétaire d’Etat en charge du Siamu Cécile Jodogne (Défi) a peu goûté aux charges du député libéral Vincent De Wolf hier au parlement bruxellois. 

Hier; tous les ministres bruxellois en charge du Service d'intervention et d'aide médicale urgente depuis la création de la Région bruxelloise on été auditionnés par les députés bruxellois dans le cadre du scandale du Siamu. Le député libéral Vincent De Wolf fut le plus virulent, en commission comme dans nos colonnes. Pour la secrétaire d'Etat Cécile Jodogne, le député s'est décrédibilisé. 

"Ridicule, bête et méchant." Voici comment Cécile Jodogne qualifie l’attitude du député libéral. "Quand on n’a pas grand chose à proposer, on tente d’en faire beaucoup. Alors il s’est excité, il s’est énervé... C’est un grand show dont le seul objectif était de me salir et de salir Défi. Cela ne l’intéresse pas de voir comment ça se passe au Siamu aujourd’hui, de savoir comment la réforme se met en place, ce qu’il y a lieu d’encore faire. M. De Wolf n’est jamais intervenu sur le fond. Il n’a apporté aucune critique constructive. Il était là juste pour démolir. Brasser du vent et salir Défi. C’est indigne d’un parlementaire", déclare la secrétaire d'Etat au lendemain de la commission spéciale.

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Accusée d’avoir volontairement caché certains documents compromettants pour sa conseillère Joëlle Beckers, Cécile Jodogne rétorque qu’il s’agit là d’un "procès d’intention scandaleux". 

"Venir dire cela en commission, c’est lamentable. Notre objectif était simplement d’être en ordre par rapport à la législation en matière de respect de la vie privée et des contentieux. Le président de la commission a eu accès aux documents biffés. Les députés pouvaient lui demander ce qu’ils contenaient. S’il l’avait demandé, Vincent De Wolf n’aurait rien trouvé sur ces fameuses pages au sujet d’éventuelles discussions en rapport avec la candidature pour le poste de responsable administratif. Tout simplement parce que point n’a jamais été discuté en conseil de direction. Pourquoi ? Car l’arrêté prévoit que c’est au gouvernement de décider. Par contre, il est juste que c’est mon cabinet qui a rédigé le profil de fonction. Il est aussi juste que Joëlle Beckers a vu ce profil de fonction. Ce que me semble logique puisqu’elle était candidate. Elle a vu le profil une fois qu’il a été publié mais jamais elle n’a participé à son élaboration", précise-t-elle, tout en rappelant que sa conseillère n’a, de toute façon, pas eu le poste...

La secrétaire d’Etat dément également la pseudo-illégalité de la présence régulière de Joëlle Beckers en conseil de direction. "Là encore, Vinvent De Wolf ne veut pas entendre la vérité. Un règlement d’ordre intérieur permet la présence de fonctionnaires ou d’experts invités au conseils de direction. Joelle Beckers n’a jamais voté, elle se retirait à chaque procédure disciplinaire... Nous sommes dans une situation où les conflits entre la direction administrative et la direction opérationnelle sont permanents. Nous sommes continuellement sollicités par l’un et l’autre. Devant une telle situation, je refuse d’attendre que tout explose. Il en va de ma responsabilité politique. Alors je décidé qu’elle soit présence pour apaiser, assurer un rôle de médiation, recadre quand cela est nécessaire", conclut la secrétaire d’Etat qui assure être la seule - depuis vingt ans - à avoir mis en place des réformes structurelles.