Bruxelles Majorité et opposition ont voté à l’unanimité la proposition de résolution allant dans ce sens du député Ridouane Chahid (PS).

Mettre en œuvre des facilités de paiement pour les formules d’abonnements annuels émis par la Stib, tel était l’enjeu de la proposition de résolution déposée par les députés Ridouane Chahid (PS), Marc Loewenstein (Défi), Pierre Company (CDH), Carla Dejonghe (Open VLD), Jef Van Damme (SPA) et Paul Delva (CD&V) et votée ce lundi au parlement bruxellois. Majorité et opposition ont approuvé le texte à l’unanimité.

La proposition de résolution demande un étalement sur douze mois du paiement des abonnements annuels dont le prix est fixé, pour rappel, à 499 €. Afin d’éviter les retards de paiement, le député socialiste propose que ceux-ci s’effectuent par domiciliation ou par ordre permanent. "L’objectif est double : soulager les familles en leur permettant de pouvoir mieux répartir cette dépense conséquente et inciter les Bruxellois à choisir l’abonnement annuel plutôt que le mensuel et donc d’augmenter l’utilisation des transports en commun", commente Ridouane Chahid.En effet, face au coût important que représente l’achat d’un abonnement annuel, certains Bruxellois se tournent plutôt vers la formule mensuelle, pourtant plus chère à long terme (588 €/an).

Grâce au vote unanime dont a fait l’objet de la résolution, le député espère voir le développement de cette option de paiement dès la rentrée prochaine. Des négociations sont actuellement en cours entre le cabinet du ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SPA) et la société bruxelloise de transports en commun.

"Nous avons demandé à la Stib d’étudier la question. Un nouveau contrat de gestion verra le jour avant la fin de la législature, normalement dans le cours de l’année 2018. Pour que cette mesure puisse s’appliquer, celle-ci devra être reprise dans le nouveau contrat", indique-t-on du côté du cabinet de Pascal Smet, qui se montre favorable au projet.

Réaction

Cindy Arents, porte-parole de la Stib: "Nous redoutons une extrême lourdeur administrative liée aux éventuels recouvrements de créances, dans le cas où les gens ne paieraient pas, et aux tentatives de fraudes. Un nouveau contrat de gestion verra le jour prochainement et nous ne savons pas encore dire ce qu’il contiendra. Dans tous les cas, c’est le gouvernement qui prend la décision finale concernant la politique tarifaire de la Stib."