Bruxelles Les principaux signalements au numéro 1707 concernent des individus qui rôdent ou se montrent menaçants.

Suite à l’attentat perpétré dans la station Maelbeek le 22 mars 2016, plusieurs mesures de sécurité ont été prises par la Stib visant à sécuriser le réseau (voir ci-contre). Et parmi celles-ci, on retrouve la mise en service du numéro gratuit 1707, qui permet aux voyageurs qui remarquent un objet ou un comportement suspect d’avertir la Stib.

"Nous avons lancé ce service accessible 24h/24 au début du mois de janvier 2017. Et sur une période qui s’étend jusqu’au 31 mai 2018, quelque 4.338 appels ont été enregistrés, mais la grande majorité de ceux-ci sont des blagues téléphoniques ou des numéros erronés. Nous avons donc reçu 1.351 appels sérieux qui ont fait l’objet d’un traitement en interne, soit environ trois appels par jour", explique Françoise Ledune, porte-parole de la Stib.

La catégorie d’appels la plus importante est liée aux comportements suspects. "On parle ici d’un individu qui, par exemple, rôde dans une station de métro, est incohérent ou profère des menaces", explique Françoise Ledune. "La seconde catégorie, ce sont les objets suspects, à savoir un sac qui traîne sur un quai ou oublié dans un véhicule. Il y a également quelques appels pour des problèmes au niveau du parcours du client qui tombe sur un escalator en panne ou un autre souci technique, et dans ce cas-là, on le redirige vers le service client de la Stib."

Le numéro gratuit 1707 constitue donc un numéro d’appel à la vigilance qui va traiter des cas urgents, et non des problèmes de maintenance. "Concrètement, en fonction du type d’appel, le dispatching sécurité de la Stib ainsi que la police seront prévenus en même temps. Une opération sur le terrain sera alors menée pour évaluer la situation et interpeller l’individu signalé", poursuit Françoise Ledune.

Les appels les plus nombreux ont été enregistrés durant la période de commémoration des attentats de mars 2016. "On enregistre en effet un pic d’appels durant cette période où on entend beaucoup parler des attentats notamment dans les médias, et les personnes sont dès lors inconsciemment plus méfiantes. Mais il y a également des moments de pics d’appels lorsqu’un incident survient dans une autre ville, comme lorsqu’un attentat est survenu dans le métro de Londres en septembre 2017", ajoute Françoise Ledune.

Selon elle, de plus en plus de voyageurs sont au courant de l’existence de ce numéro, grâce notamment aux affiches d’information placées dans chacune des stations du réseau ainsi que dans les véhicules.