Bruxelles

La DH a embarqué à bord d'un tram Bombardier pour comprendre la cohabitation avec les voitures, piétons et cyclistes.

Il est 12h57, François Lahanque, conducteur de tram à la Stib depuis 3 ans, prend son service à bord du tram 25 qui va de la gare de Boondael à la station Rogier, dans le centre-ville.

Un métier qui lui plaît, mais qui comporte de nombreux risques. "Les gens ne réalisent pas toujours les dangers que peut représenter un tram", explique-t-il.

Et de fait, entre les voitures qui tournent sans mettre de clignotant, les cyclistes qui surgissent derrière un buisson ou les piétons qui traversent sans faire attention, le danger est imminent et l'attention doit être maximale.

"Il faut sans arrêt faire preuve d'anticipation ! Une situation classique, c'est lorsque un piéton court pour attraper un tram que je croise, et qui dans la précipitation trébuche et se retrouve sur les voies. Je dois alors freiner en urgence, ce qui peut alors être également dangereux pour mes propres passagers", explique François Lahanque.

Mais ce que ce conducteur de tram aime par dessus tout, c'est la relation avec les passagers. "Je suis responsable de l'ambiance au sein du tram, et j'opte donc pour une conduite douce, en évitant au maximum d'être brusque. Il arrive que des passagers soient à cran à cause des retards, et je plaide alors pour le dialogue, via mon micro, pour leur expliquer la situation et tenter de les apaiser. La pression redescend alors. Le tout est dans la communication !", conclut-il.