Bruxelles La plateforme de vidéosurveillance pourra compter sur plus de 13.000 caméras !

Les Bruxellois se souviennent du terrible accident survenu la semaine passée rue de Jérusalem à Schaerbeek. Le chauffeur qui avait fait voler une sexagénaire en train de traverser la rue sur le passage piéton avait été retrouvé grâce à un gros travail de la police sur les caméras de surveillance. La police de la zone Bruno n’aurait peut-être pas pu retrouver le fuyard sans l’aide d’une zone de police voisine.

À terme, l’ensemble des informations filmées par les caméras de surveillance placées dans les rues de la Région bruxelloises sera mis en commun via une plateforme régionale dont la gestion technique a été confiée au Centre informatique régional bruxellois (CIRB).

Toutes les zones n’ont pas encore intégré cette plateforme régionale. "À l’heure actuelle, trois zones connectées (Ouest, Marlow et Midi)", commente le porte-parole de la secrétaire d’État en charge du dossier Bianca Debaets (CD&V). Il manque donc encore les zones Bruno, Montgomery et Bruxelle-Capitale-Ixelles. "Pour cette dernière, cela ne devrait pas tarder, le bourgmestre ayant manifesté son souhait d’intégrer la plateforme rapidement la semaine passée." Pour les deux autres, par contre… pas de nouvelles.

Cette plateforme permettra le visionnage des images caméras en direct. Elle pourra aussi stocker les images durant trente jours. Outre les zones de police, la plateforme utilisera également les images des caméras de la Stib, du Port de Bruxelles et de Bruxelles-Mobilité. Combien de caméras cela représente-t-il au total ? Plusieurs milliers assurément.

La Région bruxelloise compte environ 1.500 caméras installées sur les voiries publiques. À cela, il faut ajouter celles de la Stib : soit entre 11.000 et 12.000, assure-t-on à la Stib. "Nous en avons entre 3.000 et 4.000 dans les stations et environ 7.000 dans les véhicules."

Même s’il faudra attendre le changement de législation pour rendre cette plateforme de vidéosurveillance totalement effective, la Stib collabore tous les jours avec les services de police. Afin de résoudre leurs affaires, les zones de police bruxelloises lui demandent des images caméras une dizaine de fois par jour en moyenne.