Bruxelles

Elle approuve la décision de la Stib de renvoyer le chauffeur.

La secrétaire d'Etat bruxelloise à l'Egalité des Chances, Bianca Debaets, a déclaré mercredi comprendre les motivations de la Stib après le licenciement d'un chauffeur qui arborait des tatouages néonazis. "L'incitation à la haine est punissable. Je ne peux qu'approuver le fait que la Stib, en tant que société de transports publics bruxellois, défende des valeurs comme la solidarité et la tolérance." 

Elle a également relevé une autre tendance. "Je constate que la controverse s'intensifie dans notre société. Tant chez nous qu'à l'étranger, les points de vue se durcissent et les positions deviennent de plus en plus extrêmes. Nous avons besoin d'un leadership qui rassemble", a-t-elle commenté. "Des hommes politiques, notamment sur les réseaux sociaux, dépassent les limites. Nous ne devons dès lors pas nous étonner que les citoyens suivent leur exemple."

Pour rappel, l'homme licencié a dévoilé des tatouages néonazis lors d'une réception organisée pour un départ à la pension d'un agent de la Stib. Le chauffeur s'y est rendu en débardeur, ce qui a dévoilé sur un de ses biceps l'inscription "88" et l'aigle emblématique du mouvement nazi. Les chiffres font référence à la 8e lettre de l'alphabet pour "Heil Hitler". D'autres tatouages néonazis étaient visibles, notamment sur une de ses jambes.

La Stib a estimé que l'exhibition de tels tatouages sur le lieu de travail est contraire aux valeurs et à la charte de déontologie de l'entreprise, qui est tenue d'assurer le bien-être au travail de l'ensemble de ses agents. La société de transport ajoute qu'il peut être considéré que l'homme était en infraction de la loi du 23 mars 1995 visant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la seconde guerre mondiale. 

La Ligue belge contre l'antisémitisme a pris contact avec la Stib, qui avait alors déjà ouvert une enquête en interne.