Bruxelles

L'Atelier de Recherche et d'Action Urbaines (ARAU) a demandé mardi à la Région bruxelloise de faire procéder à la fermeture immédiate du tunnel Léopold II. 

Il a invité les bourgmestres des communes concernées (Koekelberg, Ville de Bruxelles, Molenbeek-Saint-Jean et Ganshoren) à appuyer cette demande au nom de la "garantie de la sécurité" sur leurs territoires. Ce n'est pas la première fois que cette association militant depuis les années '60 en faveur d'une participation des habitants de la capitale au devenir de leur ville adresse ce type de demande aux autorités régionales.

En janvier 2016, en pleine crise politique sur l'état des tunnels de la capitale, elle avait demandé qu'il soit renoncé à la très, voire trop, coûteuse rénovation de cette infrastructure construite dans les années '80 et de consacrer les moyens destinés à cette rénovation lourde à une amélioration en conséquence de l'offre de transports en commun.

A présent, l'ARAU se fonde sur les débats de la commission de concertation au sujet de la longue opération de rénovation en gestation pour exiger la fermeture immédiate du plus long ouvrage routier souterrain de la capitale.

Motif principal: parmi les documents soumis à l'enquête publique, le rapport d'incidences de la demande de permis d'urbanisme laisse peu de place à l'équivoque. Ce document souligne que "du fait de sa longueur, de l'intensité du trafic qui l'emprunte, de sa congestion régulière et de ses faibles performances en matière de sécurité, la possibilité d'un incident grave dans le tunnel est élevée".

Pour l'ARAU, si le projet de rénovation entend "remettre à niveau" les installations techniques, "les facteurs de risque que sont la congestion et l'intensité du trafic ne seront en revanche pas traités. Les usagers des tunnels sont donc, depuis plusieurs années, en danger".