Bruxelles Une situation qui fait suite à un litige qui oppose la maman de cet Ucclois, expulsée d’un home en juillet 2016.

En juillet 2016, Godelive, qui avait alors 69 ans, a reçu un courrier d’expulsion du domaine du Neckersgat, un home dont le propriétaire est le CPAS d’Uccle. "Le principal grief à l’égard de ma mère est qu’elle demandait trop d’attention de la part du personnel, et que ses attitudes perturbaient lourdement les membres de l’équipe d’encadrement avec notamment des angoisses récurrentes qui effrayaient les autres résidents" , expliquait alors Frédéric, le fils de Godelive, dans La DH .

Mais malgré la réception de l’avis d’expulsion, la maman de Frédéric, estimant la situation injuste, avait toujours refusé de quitter la résidence et a dû s’acquitter d’une astreinte par jour de retard. "Désormais, ma maman est placée dans une autre résidence où tout se passe bien, mais le CPAS continue malgré tout de lui réclamer un montant de plus de 2.000 euros suite aux frais de justice. En plus, à plusieurs reprises ils ont utilisé un huissier de justice pour nous faire parvenir des informations, alors qu’ils auraient pu les communiquer officiellement à notre avocat. Cela a eu pour conséquence d’augmenter les frais de plus de 650 €", s’insurge Frédéric.

Mais l’affaire est loin d’être terminée puisque désormais, le CPAS pourrait aller jusqu’à saisir la maison de Frédéric afin de payer les frais de justice de sa maman. "Le CPAS d’Uccle s’acharne contre elle. Nous avons essayé depuis le début de négocier mais le CPAS refuse toute discussion. Comme ma mère a le minimum au niveau de sa pension, j’ai demandé au CPAS de pouvoir payer en plusieurs fois. La réponse a été négative. Ils m’ont ordonné de payer tout de suite, sans quoi les biens de ma maman seraient saisis et comme je suis son fils, ils exigent la mise en vente de ma maison afin de payer les frais. Nous avons déjà reçu un commandement d’huissier de justice qui peut à tout moment le faire !", poursuit Frédéric.0

Une situation compliquée et problématique pour cet Ucclois qui risque donc de se retrouver à la rue avec sa femme et ses deux enfants, du jour au lendemain. "Ils ont fait en sorte de respecter toute la procédure et nous ne pouvons plus rien faire. Je rappelle que l’on parle d’un CPAS qui devrait aider les gens et non leur faire tout perdre. Il faut savoir que près de 40 % de mon salaire sert à payer tous les frais de ma mère. Je ne peux donc pas subvenir pour un seul euro de plus. Comment se fait-il que la commune d’Uccle n’intervient pas humainement dans ce dossier et ferme les yeux sur de tels dysfonctionnements ?", conclut Frédéric.

Nous avons tenté de contacter le CPAS d’Uccle pour obtenir une réaction, en vain.