Bruxelles Jawad, la victime bruxelloise, ne sera pas indemnisée car les auteurs ne sont pas connus. Les faits se sont déroulés à Jette.

Le 9 janvier dernier, un véhicule de marque Volkswagen a été retrouvé totalement sinistré en bas des immeubles de la société de logements sociaux, Logeja, dans le quartier Esseghem.

Jawad s’était pourtant correctement stationné et ne pensait pas retrouver son véhicule dans un état de sinistre total vers 19 h, ce soir-là. Et pour cause, sa voiture a été percutée par une dalle de béton au niveau du toit et du pare-brise. Il ne restait donc qu’une épave, comme l’explique un membre de sa famille, Farid Hamich.

La zone de police Bruxelles-Ouest (Berchem-Sainte-Agathe, Ganshoren, Jette, Koekelberg et Molenbeek) a été directement prévenue par Jawad qui a décidé de porter plainte vu le préjudice impressionnant sur son véhicule. "C’est le propriétaire de la voiture qui nous a appelés concernant ce fait. Les dégâts étaient importants", confirme le porte-parole de la police, Johan Berckmans.

L’origine de cette dalle était la question centrale pour déterminer les responsabilités. Jawad ne pensait pas que cela puisse être tombé du toit de l’immeuble composé d’une dizaine d’étages, comme nous l’a expliqué Farid Hamich. Une intuition qui s’est confirmée puisque la police a repéré deux portes en bois fracturées, à coups de pied, qui menaient vers le haut de l’immeuble. Les auteurs en question n’ont pas pu être identifiés par les services de police qui ont classé le dossier sans suite. "Il y avait donc deux victimes. Tout d’abord, le garçon pour son véhicule, mais aussi la société de logement Logeja qui a vu ses portes être fracturées. C’est par ce moyen que les auteurs sont montés sur le toit", détaille le porte-parole.

Jawad a donc perdu son véhicule dont il n’était propriétaire que depuis quelques mois. L’homme n’a pourtant pas été dédommagé suite au sinistre et devrait ne jamais l’être car la responsabilité se porte sur les auteurs… toujours non identifiés. "Les vandales se sont introduits par effraction sur le toit de ce même bâtiment. La responsabilité du foyer n’est dès lors nullement engagée dans ce cas de figure et c’est auprès des auteurs de cet acte de vandalisme qu’un recours doit être exercé . En l’absence de tiers responsable envers qui exercer ce recours nous avons, à regret, dû notifier à Monsieur que nous ne pouvions intervenir plus avant dans ce dossier", explique-t-on chez Ethias, assureur de Jawad.