Bruxelles Une situation qui fait suite à des problèmes entre la famille et le voisinage.

Depuis quatre ans, Giusepina Miresola et sa famille habitent dans le quartier des Trèfles, un complexe de logements sociaux situé dans la rue de Lennik. Mais cette dame de 47 ans sans emploi et qui doit s’occuper de ses six enfants âgés de 8 à 22 ans et de son mari malade, a récemment reçu un renon conservatoire de la part du Foyer anderlechtois, propriétaire de ces logements sociaux.

Un renon qui menaçait toute la famille d’expulsion en cas de nouvel incident. Cette situation fait suite à des relations plus que tendues avec le voisinage, qui estime que Giusepina "a l’art de se mêler des choses qui ne la regardent pas".

Mais selon elle, l’arrivée de la nouvelle concierge il y a un an a envenimé la situation. "Depuis son arrivée, les choses se compliquent. Son fils est violent et fait tout pour mettre le voisinage contre moi", explique-t-elle. "Il parlait dans mon dos, me traitait de folle, même à son lieu de travail à Saint-Gilles. Il parlait sur le dos de mes enfants et a menacé de me créer des problèmes."

Mais le 30 août dernier, une violente altercation est survenue entre les deux fils de Miresola et celui de la concierge, Touria Ferdaoui, qui se remémore la scène : "ils ont tabassé mon fils en le prenant à partie derrière les blocs de logements. Il était fameusement amoché et une plainte a été déposée à la police". Touria Ferdaoui ajoute que la famille a déjà connu de nombreux problèmes avec le voisinage dans d’autres logements sociaux qu’ils occupaient avant de venir aux Trèfles.

Les faits survenus le 30 août sont également déplorés par Guy Wilmart, président du Foyer anderlecht, qui explique que "le fils de la concierge s’est retrouvé avec le nez et les dents cassées et la mâchoire fracturée". La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, estime le Foyer anderlechtois, qui s’est saisi d’un avocat.

Depuis lors, le juge de paix a décidé d’expulser toute la famille d’ici la fin du mois de novembre.

Guy Wilmart, président du foyer anderlechtois: "Une pétition contre la famille"

"Cette famille habitait avant dans le logement social Victor Rauter, où les locataires se plaignaient déjà de son attitude dérangeante. Une pétition recueillant près de 100 signatures a d’ailleurs circulé. Le Foyer anderlechtois lui a ensuite proposé un transfert vers le logement Les Trèfles, l’occasion de redémarrer une nouvelle vie. Mais vu la gravité de l’incident survenu le 30 août dernier, nous avons saisi un avocat et le juge de paix a décidé de l’expulser. Où ira la famille une fois partie ? Je préconise qu’elle se rende au CPAS afin de trouver une solution de rechange."