Bruxelles Une résolution dans ce sens a été adoptée ce lundi au parlement bruxellois.

En 2017, 89 accidents entre piétons, trams et bus sont survenus en région bruxelloise. C’est dans ce contexte que la commission Infrastructure du parlement bruxellois a adopté ce lundi une résolution visant à rendre obligatoire l’installation d’un système anticollision intelligent sur les bus de la Stib et les nouveaux véhicules mis en circulation.

À ce jour, 571 bus de la Stib sont équipés d’un indicateur de bord qui avertit le chauffeur s’il démarre trop vite, s’il prend ses virages ou freine trop brusquement ou encore s’il laisse son moteur tourner trop longtemps. Mais il n’avertit pas en cas de danger de collision.

Pareil dispositif coûte aujourd’hui autour des 1.000 euros. "Si ce montant peut paraître important pour certains, il faut aussi tenir compte de la réduction potentielle des primes d’assurance, de son intégration dans le coût global du véhicule neuf, de la diminution des risques d’accidents, ou encore de l’effet d’une généralisation qui peut également en diminuer le coût", explique le député Marc Loewenstein (Défi), à l’initiative de la proposition de résolution. "Par ailleurs, de tels systèmes ne doivent pas équiper que les voitures de standing mais s’étendre à tous."

Ainsi, la résolution vise à mettre plus particulièrement la lumière sur les dispositifs embarqués de vision indirecte ou caméras intelligentes permettant aux chauffeurs d’adapter leur conduite,d’ éviter les obstacles et de renforcer ainsi la sécurité des usagers faibles de la route. Pour Marc Loewenstein, "de tels dispositifs existent déjà ailleurs et sont repris par certains distributeurs. Ce que nous souhaitons, c’est équiper les bus de la Stib et, à terme, les nouveaux véhicules quatre roues mis en circulation, de capteurs multivisions permettant de prévenir les dangers de collision, les sorties de voie involontaires, le non-respect des distances de sécurité ou encore les dépassements de vitesse."

Ces systèmes intelligents permettent par ailleurs d’enregistrer les incidents. "Ce qui peut être intéressant pour les parcours des bus où les points noirs et types de dangers pourraient être mieux identifiés et analysés. De nouveaux aménagements de sécurité pourraient ainsi être conçus à certains carrefours dangereux où l’angle mort ne permet par exemple pas de voir les deux roues ou les piétons", poursuit l’élu forestois.

Formellement, la proposition demande au gouvernement bruxellois de réaliser une évaluation technique, sécuritaire et financière de l’installation d’un système de capteurs multivisions sur les bus de la Stib et au gouvernement fédéral d’étudier, en concertation avec les instances européennes concernées, l’installation obligatoire de ce système de capteurs multivisions sur les véhicules neufs.