Bruxelles

Le nouvel échevin des Espaces verts a décidé de “mettre les mains dans le cambouis”

SCHAERBEEK Après 18 années passées sur les bancs du conseil communal, Mohamed El Arnouki (CDH) est monté au collège suite au scrutin communal d’octobre. L’humaniste de 42 ans hérite notamment des Espaces verts et de la Famille.

Afin de pouvoir s’approprier ses nouvelles fonctions, l’édile a passé une journée en totale immersion avec les agents du service espaces verts. “Quoi de mieux que d’aller sur le terrain pour savoir de quoi on parle ?” , lâche-t-il d’emblée avant d’enfiler son équipement orange.

Le 1er rendez-vous a lieu dans l’avenue Gilisquet, où les jardiniers et élagueurs taillent les érables et les aubépines. Pas question de grimper dans les arbres sans formation, l’échevin se contente donc de poser des questions, beaucoup de questions… “Je voudrais devenir une sorte de jardinier en chef. C’est un véritable métier que je ne connais pas. Je suis en pleine phase exploratoire.”

Ensuite, direction Louis Bertrand, où une équipe s’attelle à la revalorisation de la pelouse du Brusilia. Il est temps pour Mohamed El Arnouki d’enfiler des gants et de passer à la pratique en replantant des rosiers. “Je vous jure c’est physique. On en fait encore un ? Ça commence à me plaire !” , s’exclame-t-il.

La présence de l’échevin sur le terrain semble très appréciée par le personnel communal. “On l’a déjà vu à plusieurs reprises mais là c’est vraiment sympa de venir voir comment les ouvriers travaillent et ce que c’est que de bosser en hiver quand il fait froid” , souligne Jamal Aït Boughima, chef d’équipe.

Plus loin, une équipe place une nouvelle clôture en châtaignier sur la pelouse du Brusilia où seront bientôt plantées des fleurs des champs. “Ici et au parc Josaphat, je vais organiser des pique-niques familiaux.”

Autre étape : les serres communales où l’on stocke les garnitures florales utilisées lors d’événements. “Pour l’instant, les serres sont ouvertes au public une seule fois par an seulement. Mais je compte multiplier ces journées portes ouvertes.”

Après une soupe en compagnie des agents, l’échevin poursuit sa visite à travers les services. Dans le parc Huart-Hamoir, il taille quelques massifs avant de se lancer dans le nettoyage d’un canisite et de s’informer sur la problématique des déjections canines. “Qu’il vienne sur le terrain et qu’il prenne nos outils en main, c’est un signe de respect” , résume Eddy Leo, chef de secteur.



© La Dernière Heure 2013