Bruxelles

Deux amis ont réalisé un thriller bruxellois avec les moyens du bord

BRUXELLES Clap dernière. Alan Delabie et Gilles Nuytens, respectivement réalisateur et scénariste de 8 Hours, ont tourné hier la dernière scène de leur thriller bruxellois dans un club de fitness du boulevard Général Jacques. Une aventure qui aura duré neuf mois à peine. Un tour de force pour un premier long-métrage financé avec les moyens du bord, chacun y mettant de sa poche. Budget total du film : 10.000 €.

Pour réussir à réaliser un long-métrage avec un aussi petit budget, Alan Delabie, spécialiste des arts martiaux, a fait jouer les connaissances qu’il s’est faites au cinéma et à la télévision en pratiquant les sports de combat. “Cela a permis de s’entourer de professionnels à petit prix. Je dirais que le résultat sera semi-professionel”, s’enorgueillit le réalisateur.

Un résultat qui sera destiné à des spectateurs avertis. “On aime un cinéma sombre, les drames psychologiques. On veut que le spectateur sorte de la salle et se dise : je n’aimerais pas que ça m’arrive”, s’amusent les auteurs, fan de films gores et de science-fiction. “Et pour cause, 8 Hours donne vie à un petit mafieux hyperjaloux. Chaque fois qu’un homme croise le regard de sa femme, il le séquestre avec deux hommes de main sadiques”.

Voici pour le décor de ce thriller en huis clos qui, de l’avis des auteurs n’est pas dénué de “second degré et d’humour noir”. Des ingrédients qui font penser à C’est arrivé près de chez vous tourné 20 ans plus tôt et dont on peut souhaiter à 8 Hours le succès.

D’ici là, il reste à la petite équipe à effectuer tout le travail de post-production (montage vidéo, montage son, etc.) et peut-être obtenir un visa d’exploitation. “Cela devrait plaire aux passionnés du genre aux États-Unis et au Japon. Ils aiment bien les petites productions européennes bien gores”, spécule Gilles Nuytens.

La première projection est prévue pour décembre.

En Savoir Plus

www.8hours.be.



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