Bruxelles

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La disponibilité des Villo passés au crible par un usager assidu. Accablant pour la firme française !

MOBILITÉ Le manque de disponibilité constitue l’actuel souci majeur des vélos de Villo. L’exploitant JCDecaux ne s’en est jamais caché, la typologie bruxelloise rend l’approvisionnement des stations Villo plus compliqué que dans d’autres cités. En clair, à Bruxelles, le cycliste descend plus qu’il ne monte. D’où certains désagréments récurrents pour les utilisateurs réguliers.

Amateur de statistiques, Jonathan Van Parys en est un. Il en avait tellement ras la patate de devoir ranger son Villo trois stations plus loin qu’il a mis en ligne un site Internet extrêmement instructif – et légèrement frondeur. www.wheresmyvillo.be dresse le bilan quotidien de la disponibilité des vélos station par station (single bike unavailability score) et, tout aussi utile, le nombre places libres pour aller garer sa bicyclette (single parking unavailability score).

Exemples : la station Villo de la Porte de Namur ne dispose d’aucun vélo durant plus de la moitié de la journée (58 %). A contrario, la station Villo Parc Lacroix ne permet pas de déposer son vélo (car elle est totalement pleine) durant 64 % de la journée.

“Nous récupérons les données en temps réel livrées sur le site web de Villo toutes les cinq minutes et lissons le pourcentage sur une semaine, histoire d’éviter de fusiller Villo s’ils sont victimes d’un incident particulier” , explique Jonathan Van Parys. “On remarque rapidement que certaines stations sont trop souvent dépourvues de vélo, d’autres toujours pleines. Avant-hier, j’avais un rendez-vous à 20 h. Je voulais prendre Villo mais je suis passé devant trois stations vides. J’ai finalement dû aller à pied. Petit à petit, soit on ne trouve pas de vélo, soit on ne sait pas le garer. Nous, utilisateurs réguliers, avons l’impression que si le projet continue à être géré ainsi, cela peut mettre en péril viabilité du système.”

Selon le jeune homme, depuis que la société JCDecaux a emporté le marché, elle semble accorder bien plus d’attention à la gestion de ses espaces publicitaires que de ses stations Villo.



© La Dernière Heure 2010