Bruxelles En 2016, 35,2% des évaluations négatives adressées aux jeunes chercheurs d'emploi étaient dues à la non-présentation de ceux-ci aux convocations.

Bien qu’en baisse continuelle, le chômage des jeunes reste problématique en Région bruxelloise. Rien qu’en 2016, 9.306 jeunes chercheurs d’emploi se sont inscrits pour entamer un stage d’insertion.

Pour rappel, une fois inscrits comme chercheur d’emploi au près d’Actiris, les jeunes débutent leur stage d’insertion professionnelle d’une durée de 12 mois. Durant cette période, ceux-ci doivent tout mettre en œuvre pour trouver un emploi et sont généralement convoqués aux 7e et 11e mois afin d’évaluer leurs recherches. Si l’évaluation est positive, le jeune peut alors introduire une demande d’allocations d’insertion.

Selon les chiffres communiqués par le ministre de l’Emploi Didier Gosuin (DéFI) suite à une question parlementaire de Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), sur les 9.017 jeunes chercheurs d’emploi convocables, 5.847 ont reçu une évaluation positive, soit 64,8 % des convocations envoyées. Ce qui signifie donc que 3.176 jeunes ont donc reçu une évalution négative et 35,2% d'entre elles étaient dues à la non-présentation des jeunes aux convocations. Cela représente précisément 1.111 personnes concernées selon le cabinet du ministre de l'Emploi Didier Gosuin.

"En Wallonie, plus de 80 % des jeunes ont été évalués positivement. Cette différence est interpellante car Bruxelles est un vivier d’emplois. La question se pose de savoir si les conseillers Actiris sont assez nombreux et si les moyens déployés pour permettre le suivi de l’ensemble de ces jeunes sont suffisants. Quant au pourcentage de jeunes qui ne présentent pas, il faut réexaminer les sanctions et identifier les raisons de ce dysfonctionnement", déplore Gaëtan Van Goidsenhoven.

Selon le cabinet du ministre bruxellois de l’Emploi, cette non-présentation serait due à deux facteurs. "Suite aux décisions du fédéral d'exclure de facto certaines catégories de jeunes du système de droit aux allocations d'insertion, certains jeunes ne prennent plus la peine de se déplacer à leurs évalutions. De plus, on remarque que ce taux de non-présentation s’applique à tous les types de convocations envoyés par Actiris", nous indique-t-on.

L’attention du jeune public serait également plus difficile à capter. "On essaie de contrer cela en envoyant des e-mails et des messages pour rappeler les rendez-vous", ajoute le cabinet.