Une nouvelle école européenne contemporaine

Pa. D. Publié le - Mis à jour le

Bruxelles

La 4e école européenne accueillera ses premiers élèves en septembre prochain

LAEKEN Depuis deux ans, la Régie des bâtiments transforme l’ancienne École royale des cadets à la drève Sainte-Anne, à Laeken, en une école européenne contemporaine. Le Fédéral a investi pas moins de 88 millions d’euros pour cette école qui accueillera jusqu’à 3.000 élèves afin de répondre aux besoins grandissants de l’Union européenne, causés par l’adhésion de nouveaux États membres.

Pour les architectes de l’association momentanée 4à4 en charge de ce projet, le défi a été de revaloriser le site de l’ancienne école militaire, important d’un point de vue historique et architectural. Pour ce faire, les bâtiments conçus fin du XIXe siècle ont été rénovés tandis que les bâtiments construits après et sans valeur architecturale ont été démolis et remplacés par des constructions contemporaines.

C’est ce contraste entre l’austérité des anciennes casernes et l’architecture aérienne des nouveaux bâtiments qui rend le site intéressant. La construction la plus impressionnante est sans conteste l’immense cadre en béton qui remplace un ancien bâtiment au centre du site. Ce cadre qui servira de préau aux élèves du primaire et du secondaire permet de reconnecter la partie basse et la partie du haute du site et d’offrir un panorama impressionnant du centre de Bruxelles.

Le site de l’école sera composé de plusieurs pôles : la partie haute accueillera les sections primaires et secondaires et l’école maternelle sera située dans la partie basse du site. Au centre, l’ancienne cour de parade restera un espace commun qui reliera les trois pôles entre eux.

À la place des anciennes écuries de l’armée, une salle polyvalente verra le jour. Celle-ci accueillera des spectacles, une bibliothèque et une salle d’étude.

Dès la rentrée prochaine, les élèves accueillis dans les locaux provisoires de la rue Berkendael, à Forest, pourront suivre leurs cours sur le site laekenois qui donnerait envie à n’importe qui de retourner sur les bancs de l’école. Si ce n’est le prix… En effet, il faut compter 5.100 € par an pour un élève du secondaire dont les parents ne travaillent pas pour une institution européenne.



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