Bruxelles

Les festival de trois jours s'est déroulé à Tour et Taxi et au Cinquantenaire.

Ce week-end, l'agence Bruxelles Environnement a célébré sa 19ème fête de l'environnement sous forme de festival pendant trois jours. Les festivités ont eu lieu sur le site de Tour et Taxi vendredi et samedi, et au parc du Cinquantenaire ce dimanche.

Cette année, les différents foodtrucks, stands, et animations s'articulaient autour du thème Zéro Déchet. Une thématique pas seulement dédiée au festival, mais à laquelle Bruxelles Environnement s'est consacrée toute l'année. "On a relancé tout un programme de sensibilisation au zéro déchet, parce que selon nous, c'est le bon moment pour le faire. On a aussi dégagé des moyens financiers importants et on a développé un programme qui s'étend sur quatre ou cinq ans", explique Cécile Riffont, membre du département déchet de Bruxelles Environnement. "On sent qu'il y a un engouement général autour du déchet, mais c'est encore un peu marginal. On aimerait soutenir les particuliers qui désirent lancer un projet zéro déchet, et former les associaiton à organiser des animations pour diversifier le public."

À côté des fanfares, comédiens de rue, grimage et autres, de nombreux acteurs bruxellois de l'environnement ont été invités à présenter leur association et leurs activités ce dimanche au parc du Cinquantenaire. La DH vous en présente trois.

Samy le Magicien et sa famille zéro déchet

Samy est magicien. Dans son dernier spectacle "Compte à rebours", l'artiste raconte l'histoire de la planète terre qui va mal, parle de recyclage, et sensibilise son public à cette problématique. Il y a un peu plus d'un an, il a décidé d'intégrer sa famille dans ce projet. Aujourd'hui, Samy, sa femme Myriam et leurs enfants Emmeline et Tom sont végétariens, et ne remplissent plus qu'une poubelle tous les mois et demi. "On a commencé à analyser notre manière de consommer et on s'est rendus compte que tout ce qu'on pouvait faire existe depuis l'âge de nos grands-parents. Remplacer nos mouchoirs en papier emballés dans du plastique par des bouts de tissus, par exemple. On a aussi remplacé nos bouteilles en plastique par des bouteilles en verre...Tous des petits changements qui ne changent pas grand chose à notre quotidien, finalement", explique Sammy.

Ce dimanche, Sammy et sa famille sont venus montrer aux autres la simplicité de leur projet. "On expose les produits qu'on consommait avant sur une table, et ceux par lesquels on les a remplacés sur une autre, pour montrer des exemples."

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Lionelle Francart et sa soupe disco

Depuis peu, Lionelle a lancé son commerce de soupe gourmande, naturelle et bientôt certifiée bio, Lili Soup. Aujourd'hui, elle est venue organiser un atelier "Disco soup" à la fête de l'environnement. "Le principe qui est né en Allemagne, c'est proposer aux gens de venir couper tous ensemble des légumes et de faire participer tout le monde, pour ensuite tout mixer et distribuer de la soupe gratuitement. Au niveau des déchets, j'ai été chez les producteurs avec qui je travaille, et j'ai récupéré les invendus. Je voulais montrer aux gens ici que les légumes qui ont parfois une mauvaise tête, l'air un peu vieillot, sont en fait très bons et qu'on peut en faire quelque chose de délicieux."

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Sylvie Droulans et sa garde-robes minimaliste

Sylvie, son mari et ses enfants ont un mode de vie pour le moins impressionnant. À quatre, ils jettent une seule poubelle de 4 kilos...par an. En tant que véritable experte du zéro déchet, Sylvie Droulans qui n'en est pas à sa première expérience, est venue montrer comment minimiser sa garde-robes qui, avouons-le est souvent remplie d'une grande majorité de vêtements qu'on ne porte plus. Dans son petit stand aménagé d'un canapé-baignoire, de fauteuils-pneus et d'un lit entièrement fait de palettes, elle explique: "Avant d'acheter du neuf, on doit toujours faire un état des lieux de notre garde-robes, observer ce qu'on a. Là on remarque qu'il y a des vêtements qu'on a plus mis depuis parfois plusieurs années. S'ils sont encore en bon état ça peut être l'occasion de les donners, de les prêter, etc. Ensuite, on regarde dans tout ce qu'on a gardé, et on peut réfléchir à donner une autre vie à ses vêtements, trouver des alternatives. On a une garde-robes assez allégée, et on peut, plus tard investir dans des vêtements, peut-être un peu plus chers, mais dont on connaît le producteur, et dont on connaît les conditions dans lesquels ils ont été faits."

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