Bruxelles Sur les trois premières marches du podium figurent Pierre Muylle (PS), Vincent De Wolf (MR) et Philippe Pivin (MR).

Si l’effet Samusocial ne devrait se faire ressentir réellement que dans les chiffres 2017, un premier constat peut déjà être tiré de la liste des mandats 2016 de nos élus publiée par la Cour des comptes ce vendredi : nos bourgmestres cumulent moins qu’avant. Chaque année à la mi-août, la Cour des comptes dresse la liste des mandats, fonctions et professions exercés par tous nos élus politiques. Un document de plus de 900 pages, qu’analyse par la suite Cumuleo en vue de publier sur son site Internet la liste des plus grands cumulards du pays. La DH vous propose de déjà faire le point sur la situation des bourgmestres de la capitale.

En tête du classement l’année dernière avec 24 mandats, le bourgmestre etterbeekois Vincent De Wolf (MR) redescend à la deuxième marche du podium avec un total de 22 mandats en 2016. La première place revient au nouveau bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS), avec 31 mandats. Ensuite viennent les 19 mandats de l’Everois Pierre Muylle (PS) et les 15 mandats de la Molenbeekoise Françoise Schepmans (MR) ainsi que du bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert Olivier Maingain (Défi).

D’un élu à l’autre, le nombre de mandats cumulés varie fortement. À titre comparatif, Philippe Close exerce six fois plus de mandats que les bourgmestres de Saint-Gilles et Jette, à savoir Charles Picqué (PS) et Hervé Doyen (CDH), qui n’en détiennent que 5 chacun.

Une situation à laquelle le récent bourgmestre bruxellois compte bien remédier. Outre l’abandon de son poste de chef de groupe au parlement bruxellois, le socialiste a déjà annoncé qu’il ne conserverait que les mandats liés à son poste mayoral.

À noter toutefois que le nombre brut de mandats n’est pas représentatif de la manière dont ceux-ci sont exercés. Différents éléments sont à prendre en compte, comme la taille de la commune et les compétences des élus, généralement en lien avec leurs mandats, parfois même obligatoires.

Parmi ces mandats, certains sont également exercés à titre gratuit. Pour identifier les plus gros cumulards, il est donc plus pertinent de se concentrer sur les mandats rémunérés. Dans cette catégorie, c’est Pierre Muylle qui s’empare de la plus haute marche du podium, suivi de Vincent De Wolf et Philippe Pivin (MR-Koekelberg). Ceux-ci comptabilisent respectivement 9, 8 et 6 mandats rémunérés.

Derrière ce trio, on retrouve, avec cinq mandats rémunérés, le Berchemois Joël Riguelle (CDH) et le futur bourgmestre d’Uccle Boris Dillès (MR). Quant à Philippe Close, Eric Tomas (PS-Anderlecht), Christophe Magdalijns (Défi-Auderghem) et Marc-Jean Ghyssels (PS-Forest), ceux-ci en détiennent quatre. La bourgmestre d'Ixelles Dominique Dufourny (MR), n'exercent, quant à elle, que 2 mandats rémunérés.

Seul l’actuel bourgmestre de Ganshoren, Robert Genard (MR), ne figure pas dans la liste dressée par la Cour des comptes. Une absence qui s’explique par le fait qu’avant son entrée en fonction en janvier dernier, suite au décès d’Hervé Gillard, le libéral ne détenait aucune fonction exécutive au sein de la commune.