Bruxelles

Les Français (15,2%), Roumains (9,3%) et Marocains (9%) étaient en 2018 les principaux groupes étrangers présents à Bruxelles, selon l'édition 2018 de Mini-Bru, publiée par l'Institut Bruxellois de Statistique et d'Analyse (IBSA). L'an dernier, les Roumains ont pris aux Marocains la deuxième place du podium des ressortissants de nationalité étrangère les plus nombreux. La Région de Bruxelles-Capitale abrite 179 nationalités différentes sur son territoire. L'an dernier, 414.139 personnes vivant à Bruxelles avaient une nationalité étrangère. Parmi elles, 66% provenaient d'un pays européen (275.167 personnes).

Hors UE, on retrouve principalement des Marocains (9%), des Congolais (2,1%), des Turcs (2,1%) et par ailleurs un groupe important de personnes ayant une autre nationalité non-européenne (20,3%).

Selon l'IBSA, la présence des Roumains dans la capitale est relativement récente par rapport à d'autres groupes d'immigrés comme les Marocains ou Italiens par exemple. En 1994, la Région de Bruxelles-Capitale ne comptait que 864 Roumains enregistrés. En 2017, près de 40.000 Roumains étaient installés légalement dans la capitale.

L'accès de la Roumanie à l'UE, l'ouverture des frontières mais surtout une situation socio-économique moins bonne, ont poussé de nombreux Roumains vers d'autres pays de l'UE dont la Belgique. La majeure partie des Roumains de Bruxelles en 2014 (36%) appartenait au groupe des 30-44 ans.

"Initialement concentrée dans le Quartier européen et le Pentagone, la présence roumaine dans la Région, nettement moins réseautée que son équivalente polonaise, s'est rapidement dispersée dans un ensemble de quartiers du croissant pauvre et de sa frange occidentale. Anderlecht (Centre et Cureghem), Koekelberg (et Basilique), le Quartier Maritime, Laeken (Vieux- et Houba) et Brabant sont des quartiers où les Roumains représentent plus de 5 % de la population totale au 1er janvier 2013", explique l'IBSA.

Concernant les Français, groupe d'étrangers majoritaires à Bruxelles (63.000 personnes environ), l'IBSA explique leur présence par "un habitat bourgeois ou de prestige, la présence des universités, de hautes école renommées où l'enseignement est dispensé en français, et d'hôpitaux universitaires francophones, le prestige général associé à certains quartiers, la présence des institutions européennes, internationales et des nombreuses activités qui y sont associées et le foisonnement culturel et artistique, notamment dans les quartiers en gentrification". Les concentrations les plus élevées de Français sont enregistrées selon un axe partant de la Grand Place, passant par le haut du Pentagone, l'Avenue Louise et la Chaussée de Waterloo.