Bruxelles L’instruction concernant les affaires de mœurs par un SDF est terminée.

C’en est fini de l’ancienne petite cabane de daims située dans le parc de la Héronnière à proximité de la place Keym à Watermael-Boitsfort. Elle a été détruite il y a quelques jours par Bruxelles Environnement en charge de l’espace vert. "On va en faire une plaine de jeux comme c’était prévu à la base. On a attendu l’accord du Parquet pour l’enlever", explique Nathalie Guilmin, porte-parole de l’organisme régional bruxellois.

Cette décision fait suite à l’instruction, à présent clôturée, concernant des faits délictueux qui s’étaient déroulés dans cette cabane de l’horreur où vivait un SDF surnommé, Marco. L’endroit faisait l’objet de scellés depuis le début de l’année. Des faits graves avaient eu lieu dans ce cabanon. Le Parquet de Bruxelles expliquait à la Dernière Heure en février dernier que "l’homme, né en 1965, est en détention préventive et est inculpé du chef de viol et viol avec circonstance aggravante de mutilations graves".

Le sans domicile fixe qui habitait depuis environ deux ans dans cette cabane de l’horreur était très connu dans le quartier. Il se trouvait régulièrement dans son lieu de vie ou aux alentours de la place Keym.

Il espérait d’ailleurs à l’époque rester dans son cabanon, menacé de destruction durant l’été 2017, par le projet de plaine de Bruxelles Environnement. Il avait notamment, à cette période, reçu le soutien d’un comité de quartier qui tentait de l’aider dans son combat pour garder son logement de fortune. Le dossier était même entre les mains du juge de paix qui devait se prononcer sur l’évacuation des lieux et donc la destruction de l’abri.

La Dernière Heure l’avait rencontré à l’époque et l’homme expliquait : "Je suis arrivé ici car cette cabane était vide. J’ai décidé de l’arranger pour y vivre à défaut d’avoir un vrai domicile. C’est vrai que j’habite ici, mais l’objectif n’est pas de rester dans cet abri à tout prix. Ce que je veux, c’est un logement avec une vraie adresse pour pouvoir travailler". Une situation, datant de l’été dernier, qui n’a plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui pour ce SDF. Le 30 mai, la Chambre de Conseil à prononcer le renvoi de l’individu devant le tribunal correctionnel. La date du procès n’est pas encore connue.