Bruxelles Les habitants du quartier et la commune étaient sur les lieux ce matin pour empêcher leur installation.

Une cinquantaine d'habitants du quartier de l'avenue Tytgat sont descendus dans la rue ce matin pour empêcher la société Telenet d'installer les douze antennes GSM sur le toit d'un bâtiment. L'échevin de l'Urbanisme, Jean-François Thayer (CDH) et le bourgmestre Olivier Maingain (Défi) étaient présents sur place, prévenus dès l'aube par le comité de quartier des peintres.

"Nous sommes plusieurs dizaines à tourner ici depuis 5h30, ce matin", indique Andréa, un riverain. "Nous n'étions pas prévenus que l'installation allait se dérouler aujourd'hui mais nous avons vu les panneaux qui indiquaient des travaux et nous nous sommes dit que nous devions être vigilants. Donc ce matin, nous nous sommes réunis ici pour empêcher l'installation de ces antennes. Nous étions prêts à nous en aller uniquement si nous en recevions l'ordre du bourgmestre", raconte Réginald Vermeiren, du comité de quartier.

Pour l'échevin de l'Urbanisme, il faut encore vérifier si ces antennes sont soumises à la demande d'un permis d'urbanisme ou non.  "Je suis venu voir concrètement ce qu'il se passait et j'ai voulu sensibiliser les installateurs sur le fait qu'ils n'avaient peut-être pas le permis d'urbanisme nécessaire à l'installation des antennes, contrairement à ce qu'ils croient."

Le bourgmestre déplore aussi le manque de communication et de concertation avec les habitants et la commune. " Bruxelles Environnement a délivré un permis d'environnement pour le placement d'antennes GSM sur cet immeuble mais la mesure ne prévoit plus la concertation avec les habitants et avec les autorités communales quant à la délivrance de ce type de permis. Nous avons d'ailleurs introduit un recours contre le permis délivré", indique-t-il. Ce matin, il était présent sur place. "J'ai été en concertation ce matin avec un responsable de la société Telenet qui a obtenu le permis et il accepte de suspendre l'installation des antennes et de veiller à une concertation avec les autorités communales et les riverains." 

Cela représente une grande victoire pour les habitants du quartier. "C'est un petit mouvement pour la réappropriation de la démocratie par les citoyens", se réjouit Hervé. "Pour moi, le critère le plus important contre l'installation de ces antennes, c'est la santé. On voit les dégâts que cela peut engendrer sur le cerveau des enfants", indique de son côté une mère de famille qui habite le quartier.

Le climat maintenant apaisé et la société ayant pris conscience de l'impact que ces antennes peuvent avoir, les riverains vont pouvoir être associés au débat. Le bourgmestre espère même que la société de télécommunications renonce définitivement à cette installation.