Bruxelles Un habitant déplore le mauvais état de la pierre tombale de l’ancien champion de sport automobile .

La stèle de l’ancien champion de sport automobile Lucien Bianchi est tombée, ce qui a engendré des fissures. Comme chaque année, le 1er novembre, Pascal se rend sur la tombe de son grand-père, enterré dans le cimetière de Woluwe-Saint-Pierre, pour s’y recueillir. Comme à son habitude, il décide ensuite de faire le détour par la sépulture de l’ancien vainqueur des 24 h du Mans et champion de sport automobile belge. Seulement, cette année, en arrivant sur place, il s’est rendu compte que la tombe était lourdement fissurée.

"Lucien Bianchi fût l’un de nos plus brillants champions de sport automobile. Il a été victime d’un tragique accident sur le circuit de la Sarthe en 1969 et maintenant, il repose aux côtés de son épouse au cimetière de Woluwe-Saint-Pierre, raconte Pascal. Quand je suis arrivé sur place, je me suis rendu compte que la stèle s’était renversée sur la pierre tombale en la brisant à plusieurs endroits. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. On était le 1er novembre, mais je ne sais pas depuis quand la stèle était dans cet état", précise-t-il.

Pour ce Wolusanpétrusien, il est important de maintenir la mémoire du grand champion. "Vandalisme ou conséquence des intempéries ? Est-ce que c’est dû au vent ou à un abandon ? Je ne sais pas. Mais dans tous les cas, il serait triste d’abandonner la sépulture de ce brillant champion et de la laisser dans ce triste état. C’est le dernier témoignage d’un personnage vraiment important en Belgique", raconte-t-il.

Pourtant, du côté de la commune, il n’y aurait pas grand-chose à faire. "La commune n’intervient que s’il y a une dégradation volontaire, c’est le cas quand des personnes vandalisent un cimetière, par exemple. " Elle précise également que "si c’est la personne qui s’occupe de l’entretien du cimetière qui fait tomber la stèle et qui engendre des dégâts, alors c’est aussi la commune qui doit prendre les frais en charge et rectifier le tir." 

Seulement, il est impossible de savoir de quelle manière la sépulture s’est retrouvée dans cet état.

Les autorités communales précisent qu’il n’y a eu aucun cas de vandalisme à déplorer dans le petit cimetière de Woluwe-Saint-Pierre. "On ne sait jamais ce qui a pu se passer mais en tout cas, la commune n’a jamais eu vent de quoi que ce soit concernant des faits de vandalisme", explique le cabinet du bourgmestre. Dans cette situation, la prise en charge de la réparation des dégâts fait partie du domaine privé. La commune n’est donc pas en mesure de faire quoi que ce soit et elle précise bien que c’est à la famille du défunt de s’occuper des réparations.

© BAUWERAERTS DIDIER