Bruxelles

Pendant plus de 40 ans, l'ASBL La Maison a accueilli des jeunes en détresse.

Pendant 41 ans, La Maison, ASBL wolusanpétrusienne, a accueilli près de 450 jeunes de 16 à 18 ans. Nous vous l’annoncions, cette association devra malheureusement déménager pour la fin de l’année sous ordre de la commune, le bâtiment n’étant plus en état.

Dans cette maison de la rue François Gay, sept adolescents vivent en autonomie et deux autres bénéficient d’un soutien actuel de l’ASBL. La Maison a été créée en soutien aux jeunes en situation de détresse. Elle les héberge pour les mettre dans une situation de préautonomie et de gestion de budget et d’un lieu de vie commun. "Ces jeunes qui bénéficient actuellement de notre aide vont se retrouver à la rue", déplore Réginald D’hoop, président de la Société royale protectrice de l’enfance (SRPE), qui a repris le Pouvoir organisateur de la maison, vu l’urgence de la situation.

"L’ASBL sait depuis des années qu’elle va devoir déménager, mais depuis le début, la commune de Woluwe-Saint-Pierre dit qu’elle va nous aider", poursuit le président de la SRPE, qui trouve que jusqu’ici, les solutions apportées par les pouvoirs locaux ne sont que "très légères et approximatives. Ils nous ont proposé de fusionner avec l’ASBL Les Sentiers, ce qui entraînerait l’explosion du projet La Maison, et aussi qu’on se sépare du personnel. Ensuite ils nous ont proposé de nous installer dans l’école Crommelynck, mais cette dernière a refusé. Depuis il est peut-être question de s’associer au CPAS, mais on ne sait rien de plus… En attendant on doit déménager dans quelques mois, c’est urgent."

En plus des neufs adolescents qui risquent d’être mis à la rue en cas d’explosion de l’ASBL, ce sont aussi cinq employés à temps plein qui risquent de perdre leur travail.

Du côté de la commune, Pascal Lefèvre (Ecolo), échevin du Logement en charge du dossier, assure qu’ils continuent à chercher des alternatives. "Ce n’est pas une demande facile, puisqu’il s’agit de trouver un logement pour neuf personnes au loyer inexistant ou très modeste. Cela dit, on a proposé plusieurs choses, comme le fait de collaborer avec l’ASBL Les Sentiers, je ne comprends pas pourquoi ils ont refusé, car ils auraient gardé toute leur indépendance", affirme-t-il.MdK