Bruxelles Sept de ces établissements fermés en 2017 se situaient à Molenbeek.

La lutte contre le trafic de drogue est toujours une part importante du travail de la zone de police Bruxelles-Ouest (Molenbeek, Jette, Ganshoren, Berchem-Sainte-Agathe, Koekelberg). Grâce à ses actions sur le terrain, la zone a d’ailleurs fermé pas moins de neuf établissements en 2017 pour cause de trafic de stupéfiants.

"Tout commence lorsque la section des stupéfiants reçoit une information concernant un commerce ou une ASBL, ou constate quelque chose à l’intérieur d’un établissement. Lorsque les agents sentent une odeur suspecte, ils réalisent des contrôles sur les personnes. Nous avons aussi deux chiens qui repèrent les stupéfiants. On se méfie également lorsqu’on remarque qu’il y a plusieurs toxicomanes connus de nos services qui fréquentent le même endroit", explique Johan Berckmans, le porte-parole de la zone.

Mais prendre un client en flagrant délit de possession ou de trafic de drogue n’est pas suffisant pour faire fermer l’établissement. "Le tout, c’est de déterminer si le gérant ou la gérante de l’établissement est au courant de ce qu’il se passe et s’il fait lui-même partie du trafic", continue le porte-parole. Si le lien entre le patron et le trafic est avéré, l’établissement est mis sous scellés provisoirement afin de mener l’enquête.

"Si après six mois on n’a rien de probant, on peut rouvrir l’établissement. Il faut vraiment avoir des éléments concrets. C’est important comme accusation et cela a des impacts non négligeables sur le commerce. On ne peut vraiment pas faire ça à la légère" , précise Johan Berckmans.

Cependant, les cafés restent des exceptions comme terrain de jeu des trafiquants de stupéfiants. "Souvent, il s’agit d’ASBL", commente la zone de police. Un rapport est fait auprès du bourgmestre qui peut, par la suite et si nécessaire, prendre la décision de refermer le café pour six autres mois, pas plus. Du côté de la police, on se félicite des fermetures pour trafic de stupéfiants. "C’est important dans le milieu. Cela les ébranle. Si on ferme un endroit, les trafiquants doivent trouver un autre lieu où aller."

Ainsi, à Molenbeek, sept commerces ont été fermés en 2017 à cause de trafics de stupéfiants.

Deux autres ont été fermés à Koekelberg pour une durée de six mois en avril et décembre de l’année passée. Dans les autres communes de la zone, à Berchem-Sainte-Agathe et à Ganshoren, aucun commerce n’a été fermé pour des raisons liées à un trafic de drogue. Par contre, à Jette, quatre établissements ont dû être fermés par la police mais pour des raisons complètement différentes. Il s’agit de deux fermetures dues à des défauts d’assurance, une pour non-respect des conditions d’établissement et une dernière pour trouble de l’ordre public.