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Sept hommes et cinq femmes (et deux suppléants) composent le jury d’assises, chargés de juger le meurtre de Laeticia Bauwens

Cent cinquante citoyens étaient convoqués, jeudi, à l’ouverture du procès de Cédric Maton devant la cour d’assises du Hainaut. Accusé du meurtre de la Binchoise Laeticia Bauwens (22 ans) et de tentative de viol et de vol commis le 22 avril 2017 à Mons, Cédric Maton est apparu les traits grossis et le regard hagard. Comme lors de l’audience préliminaire, lorsqu’il devait décliner son identité, l’accusé a éprouvé de grandes difficultés à répondre aux questions du président Morandini. Domicilié à Colfontaine, il s’est en effet trompé de rue.

“Il a une certaine appréhension par rapport à l’échéance judiciaire qui arrive, c’est bien normal,” commentait son conseil, Me Henry Van Malleghem. “Mais il y a également son souhait d’exprimer des regrets et de solliciter un pardon auprès de la famille de la victime. Je suis conscient qu’il peut être apprécié de façon douloureuse par la famille mais il y a cette volonté-là chez Cédric Maton.” Quelques minutes plus tard, un premier incident a également parasité la composition du jury. Le procès aurait pu être reporté si la défense avait estimé que ses droits étaient bafoués. De fait, la liste des cent cinquante citoyens convoqués n’a pas été transmise à l’accusé, incarcéré à la prison de Leuze. C’est un acte de procédure obligatoire. Son conseil Me Henry Van Malleghem avait pu en prendre connaissance et ne s’est donc pas opposé à la poursuite de l’audience. Il s’en est donc fallu de peu ! Reste que l’avocat général est chargé de rappeler à l’ordre la direction de la prison sur le sujet.

Quant au jury, il est composé de sept hommes et cinq femmes ainsi que de deux suppléants. Ils ont été briefés par le président sur leurs droits et devoirs citoyens. Sur la centaine de citoyens convoqués, certains ont fait valoir quelques arguments pour être excusés dont un pour le moins insolite : un homme partait en Russie supporter les Diables Rouges à la Coupe du Monde. Une excuse validée par le président de la cour.