Centre La majorité s'avance aux urnes avec confiance

"Le soleil brille sur Binche", commentait, réjoui, Laurent Devin mercredi après-midi. Mais les considérations du bourgmestre n'ont aucun rapport avec la météo, elles portent sur les finances.

La majorité PS-MR a en effet présenté les comptes 2017. "C'est la dernière fois que nous présentons notre bulletin financier avant les élections, et la situation est très bonne", souligne Laurent Devin. "Le compte budgétaire de l'exercice propre se clôture avec un boni de 1,6 million d'euros. C'est l'un de nos meilleurs résultats depuis 2006. Il s'explique par une gestion active. Nous nous mobilisons en toute occasion pour renégocier la dette et nous allons chercher les subsides. C'est aussi le résultat d'une gestion prudente. Nous avons tendance à évaluer les recettes au plus bas et les dépenses au plus haut pour éviter les mauvaises surprises."

D'autres indicateurs mettent la majorité en confiance. "Au niveau des dépenses de personnel, nous sommes à 43,38% des dépenses totales du service ordinaire. L'Union des Villes et des Communes préconise une fourchette allant de 40 à 45%", pointe Kevin Van Houter, échevin des Finances. "De plus, notre boni cumulé est de 7,6 millions d'euros après un prélèvement de 1,7 million d'euros pour le fonds de réserve. Ce prélèvement nous a permis d'investir sur fonds propres plutôt que de recourir à la dette. Et notre matelas reste confortable. Au total, nous avons plus de 15 millions d'euros dans la caisse communale."

La dette est justement ce qui préoccupe l'opposition qui pointe une augmentation importante au cours des deux dernières mandatures. Mais là encore, le bourgmestre pointe des indicateurs rassurants. "Nous avons profité de taux très bas et investi ces deux dernières années près de 11 millions sur fonds propres pour ne pas faire exploser la dette", indique Lauren Devin. "La dette binchoise est aujourd'hui de 86,12 euros par habitant. Dans la région, seule Ecaussinnes fait mieux. C'est donc une dette tout à fait raisonnable qui nous permet d'investir. Il y a des travaux partout dans l'entité."

Pas de quoi s'affoler non plus pour le partenaire libéral. "Quand on pointe le montant de la dette, il faut aussi regarder les capacités de remboursement. Et à ce niveau-là, Binche n'a aucun souci à se faire", conclut l'échevin Jérôme Urbain.