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La SPA de La Louvière avait été prévenue via une plainte anonyme

C’est un nouveau cas de négligence et de maltraitance auquel les bénévoles de la SPA de La Louvière ont été confrontés ce lundi en fin de matinée. C’est cette fois du côté de Binche, en collaboration étroite avec la zone de police Anderlues-Binche, qu’ils ont été contraints d’intervenir. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur intervention était urgente et indispensable.

Sur place, ils ont découvert deux chiennes, une mère et sa fille, dans un piteux état. « Nous avons reçu une plainte anonyme et avons immédiatement demandé l’assistance de la police parce que l’on nous signalait un contexte assez particulier », explique Gaëtan Sgualdino, président de la SPA. « Le propriétaire, un toxicomane, a accepté de nous laisser entrer. Nous avons découvert pas mal de drogue dans son studio mais surtout, les deux chiennes prostrées dans leur panier. »

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Renseignements pris, il s’avère que les deux pauvres bêtes ne pouvaient pas quitter leur panier, au risque d’être frappées. « Elles n’étaient pas nourries et ne pouvaient pas circuler dans le studio. Lorsque nous leur avons passé le collier pour les emmener, elles tremblaient et ont uriné de peur. Le propriétaire a heureusement accepté de nous les abandonner, ce qui nous évite une procédure de saisie et nous permet de les replacer plus rapidement à l’adoption. »

Aujourd’hui, mère et fille – des croisées staff – sont entre de bonnes mains. « Un bilan vétérinaire est en cours, notamment pour évaluer les éventuelles carences et conséquences de la dénutrition sur les organes. Nous verrons alors quel traitement mettre en place mais nous avons bon espoir qu’elles reprennent rapidement du poids ! » Placées en famille d’accueil pour éviter le stress du refuge, phoebe (9 ans) et Zina (5 ans) seront prochainement mises à l’adoption.

« Nous ne pouvons qu’espérer qu’elles retrouvent rapidement une nouvelle famille qui se souciera avant tout de leur bien-être. Il faudra qu’elles réapprennent à faire confiance en l’homme mais elles sont vraiment gentilles et ont rapidement compris que nous étions là pour les sauver. » Au regard d’un nouveau drame évité de peu, le refuge ne peut qu’inviter les témoins d’actes de négligences ou de maltraitances à contacter le service inspection.