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La Ville a lancé une série de mesures depuis les inondations de 2016

Si Binche a encore essuyé des orages provoquant quelques dégâts cette semaine, ces intempéries restent sans commune mesure avec les inondations connues en 2016. Cette année-là, près de la moitié des foyers de la Cité des Remparts avaient été inondés.

La Ville a donc pris des mesures pour éviter que de telles catastrophes produisent autant de dégâts. Certains aménagements ont déjà été réalisés, d'autres sont encore à l'étude. Jeudi, les autorités communales ont passé l'ensemble en revue. "À la suite de ces événements exceptionnels, des groupes de travail thématiques ont été formés", indique le bourgmestre Laurent Devin. "Des experts de la Ville, de l'IDEA, du SPW, de la direction des cours d'eau non navigables, de Hainaut Ingénierie ou encoure du Contrat rivières se réunissent ainsi tous les mois et demi pour établir les analyses nécessaires et entreprendre les éventuels travaux à réaliser."

L'entretien des cours d'eau est évidemment au cœur des préoccupations. Selon les catégories, ils dépendent de la région, de la province, de la commune voire des propriétaires particuliers. "Ce n'est pas toujours facile", poursuit le bourgmestre. "En 2018, nos agents communaux ont visité 20 cours d'eau pour vérifier leur état et identifier les propriétaires. Quand ce n'est pas bien entretenu, il faut leur demander d'intervenir. Entre 2016 et 2017, 96 mises en demeure ont ainsi été envoyées contre 31 en 2018. Généralement, les propriétaires, qui sont eux-même exposés, comprennent l'importance d'agir."

Une compréhension partagée par les agriculteurs. Ils sont 13 à Binche à avoir été contactés par la commune pour réaliser des aménagements près de leurs champs comme des barrages filtrants, des fascines ou des bandes herbées. Ces travaux sont destinés à limiter les coulées de boue. Ils sont pris en charge par la Ville de Binche.

La gestion des infrastructures hydrauliques est également un chantier important mené par l'IDEA, avec une attention particulière pour le dégrilleur des Pastures. Une partie du matériel a été remplacée en 2017. Et l'intercommunale veille constamment à ce que le dégrilleur ne soit pas bloqué par un trop-plein d'éléments charriés par le ruisseau. Les avaloirs bénéficient en outre d'une attention plus importante pour leur entretien.

Les voiries sensibles, à l'origine des écoulements, vont aussi faire l'objet de travaux. "Un projet de rénovation complète de la route de Merbes est à l'étude", annonce Laurent Devin. "Elle n'est pas égouttée dans sa partie supérieure. Nous investiguons également avec le SPW l'écoulement des eaux venant du Ravel vers la rue des Saules. Avec l'IDEA, c'est la réfection de l'avenue Prince Baudouin qui est en projet. D'importants travaux de réfection, avec l'ajout d'avaloirs, ont été réalisés à la rue Carlo Mahy et la rue Evence. Avec un collecteur d'égouttage en prime pour cette dernière."

Avec l'aide du SPW, la Ville de Binche a aussi remis en état ses bassins d'orage. La création de zones d'immersion temporaire est également à l'étude. Le SPW a en outre commandé une étude hydraulique des voies d'eau non navigables. Enfin, la Ville de Binche a mis en ligne sur son site Internet une liste de recommandations pour la déclaration d'un sinistre.

Les mesures sont donc nombreuses. Et de l'avis des autorités binchoises, celles déjà mises en application ont porté leurs fruits mardi soir.