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Son corps criblé de balles a été retrouvé gisant en pleine rue des Canadiens à Bracquegnies en 2015

Le meurtre du boxeur Ronald Berti (35 ans) sera jugé devant la chambre “crimes” du tribunal correctionnel de Mons. Le corps de du boxeur a été retrouvé criblé de plusieurs balles dans la rue des Canadiens à Strépy-Bracquegnies, soit en pleine rue dans la nuit du 30 au 31 décembre 2015. Malgré l’arrêt de la Cour constitutionnelle, qui stipule que les meurtres ne soient plus correctionnalisés, c’est la chambre spéciale du tribunal de première instance du Hainaut qui va étudier les faits.

Sur le banc des prévenus, il y a Gianni Piparo, qui a reconnu être l’auteur des coups de feu et avoir acheté une kalachnikov un peu plus tôt. Devant le juge d’instruction, Piparo était passé aux aveux mais ne donnait pas beaucoup d’explications quant à ses motivations. Il a notamment reconnu avoir tiré depuis la fenêtre de son habitation, précisant qu’il avait visé le sol. Il s’était ensuite servi d’une seconde arme, en l’occurrence la kalachnikov, pour tirer dehors. Le boxeur aurait alors été touché à la jambe.

Placé sous mandat d’arrêt et inculpé du meurtre, Gianni Piparo a séjourné quelques mois en prison avant de bénéficier d’un bracelet électronique et ensuite d’une libération sous conditions. Il devrait comparaître libre à son procès ce lundi. Son patriarche comparait également ce lundi pour non-assistance à personne en danger. Ce soir-là, le ministère public lui reproche d’être passé à côté du corps criblé de cinq balles de la victime sans lui avoir porté secours. L’épouse du boxeur, enceinte de sept mois à l’époque, se constitue partie civile.

À l’époque, Ronald Berti était passé professionnel depuis trois ans alors qu’il évoluait depuis une quinzaine d’années au sein du club de boxe rhodien du BC Bufi.