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Des centaines de déchets, dont des déjections humaines, et du tapage nocturne ont poussé le bourgmestre à prendre des mesures

A Braine aussi, sur le zoning industriel de Fauquez, une communauté des gens du voyage s’est installée, illégalement, sur ce terrain privé appartenant à l’intercommunale IDEA. Installés depuis une dizaine de jours, sans autorisation, les gens du voyage et la cinquantaine de caravanes ont été sommés par les autorités communales, via son bourgmestre Maxime Daye, de lever le camp. L’arrêté d’expulsion a été pris suite à une pluie de plaintes qui s’est abattue sur la commune ! Des problèmes de salubrité et de propreté publique mais aussi de sécurité publique sont pointés du doigt.

“J’agis toujours de la même manière lorsqu’une communauté s’installe”, explique Maxime Daye (MR), bourgmestre de Braine. “Je suis conciliant et bienveillant, j’admets ce mode de vie et je comprends qu’à partir du moment où la Wallonie n’est pas en mesure d’aménager des aires, ils se sentent obligés d’occuper des terrains privés et publics.” Par le passé, une convention pour le zoning de Fauquez avait même été signée entre la commune et les représentants de la communauté.

“Ils ne prévenaient toujours pas de leur arrivée mais cela se passait relativement bien. Ici, ça n’a pas du tout été le cas ! Ils sont arrivés et très vite, il y a eu des centaines de sacs poubelles ! Contrairement à ce que dit la rumeur, ils ont honoré une facture énorme (près de 400 euros) pour les déchets. Et puis, nous avons été alertés suite à des problèmes de déjections humaines à divers endroits et notamment près des sentiers de promenades. Ensuite, ça a été les problèmes de tapage nocturne parce qu’il y avait des fêtes tous les soirs. C’était devenu impossible.”

L’IDEA, propriétaire du terrain, n’a pas entamé de procédure par elle-même auprès de la justice. “Au départ, nous étions compréhensifs mais ça a dégénéré. Je me dois d’être ferme, ça devenait intolérable. En tant que bourgmestre, je dois garantir la salubrité publique et c’était devenu une porcherie. Je dois garantir la quiétude alors que j’avais des plaintes suite à des tapages nocturnes.”

Pour prendre un arrêté d’expulsion, le bourgmestre doit se référer à des constatations concrètes et objectives. Or, peu de personnes déposent plainte auprès des services de police dans ces situations. “On me donne une étiquette de gros facho de droite mais ils sont quand même restés plus de dix jours. À partir du moment où ils dépassent les bornes, tout comme n’importe quel citoyen, je me dois de réagir.”

Un courrier est en cours à destination de l’IDEA afin que l’intercommunale sécurise à nouveau son terrain et empêche les débarquements intempestifs. Par ailleurs, dans son prochain ordre du jour, l’intercommunale doit se pencher sur la problématique. Le bourgmestre de Braine n’est pas contre. “L’ensemble des bourgmestres de la région devraient se mettre autour de la table afin d’évaluer les possibilités de terrain. Ces espaces devront de toute façon être aménagés et qu’on arrête d’aller casser une borne d’eau.”

Les gens du voyage à Braine sont partis sans fracas mais en laissant quelques déchets, désormais ramassés par la commune.