Centre Des Brainois interpellent le ministre Di Antonio sur cet axe accidentogène

Il y a quelques jours encore, un accident de voitures avait pour théâtre la rue Mayeur Étienne à Braine-le-Comte. Un de plus. Un de trop pour certains Brainois qui ont décidé d’adresser une pétition au ministre Carlo Di Antonio.

Les citoyens attirent l’attention sur le fait que ce tronçon de la N6 traverse la ville de Braine et est marqué par une zone 30. Cette zone est d’ailleurs signalée par un panneau et un indicateur de vitesse lumineux. "Force est de constater qu’une minorité de conducteurs respectent la limitation de vitesse et ce, dans les deux sens de circulatio n", relèvent les pétitionnaires.

De plus, la rue Mayeur est traversée par trois passages pour piétons qu’empruntent bon nombre d’usagers faibles, notamment aux heures de rentrée et de sortie scolaires. Un établissement du secondaire donne en effet directement sur la rue, une école primaire et maternelle se situe à proximité immédiate.

"Pour la sécurité de nos enfants, de nos adolescents et de l’ensemble des usagers faibles qui fréquentent la rue Mayeur Étienne, nous attendons des mesures efficaces en vue de réduire la vitesse excessive des véhicules sur cette route", plaident les pétitionnaires.

Ces derniers indiquent d’ailleurs qu’ils avaient pris contact avec les autorités communales. Mais comme rien ne bougeait, ils se sont adressés au ministre Carlo Di Antonio. Ça tombe bien, la N6 dépend de la Région wallonne.

Quant au bourgmestre de Braine, il est conscient du problème. Mais la situation est manifestement compliquée à plus d’un titre. "Il y a toute une série de contraintes dont il faut tenir compte", pointe Maxime Daye. "C’est un axe important vers lequel doivent pouvoir être déviées les autoroutes. On ne peut donc pas faire n’importe quel aménagement. On pourrait installer des chicanes, mais alors on prive les commerçants de parking précieux. Quant à un éventuel radar répressif, il n’a pas le recul nécessaire dans le virage près de l’église. Nous restons néanmoins prêts à discuter avec le SPW et les pétitionnaires pour trouver de concert les solutions les mieux adaptées."