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L’opposition adresse un nouveau courrier au ministre Di Antonio concernant l'épineux dossier

Dans l’épineux dossier de la construction de maisons sur l’ancienne cimenterie de Thieu, la tutelle wallonne a validé la dernière étude des sols. Feu vert donc pour le lotissement, moyennant quelques travaux d’assainissement. Cette décision devait marquer l’épilogue d’une saga qui aura vu les élus se déchirer durant toute la mandature. Mais l’opposition est manifestement décidée à jouer les prolongations.

Le groupe Alternative a adressé une lettre au ministre Carlo Di Antonio ainsi qu’à la Direction de l’assainissement des sols (Das) pour empêcher la construction du lotissement.

Certes, le dossier comporte encore une zone d’ombre. Des silos présents sur le site auraient dû être évacués lors du chantier d’assainissement, entre 2005 et 2009. Ils auraient plutôt été déversés sur place, ce qui expliquerait la présence de remblai pollué là où doivent être construites les maisons. L’opposition soupçonne ainsi un détournement de subside. Et une enquête est ouverte auprès du parquet de Mons.

Ce dernier acte pourrait donc se jouer sur la scène judiciaire. Car pour ce qui est du volet immobilier, la présence de remblai pollué n’empêche pas la construction de maisons. L’étude du bureau SGS préconise d’apporter 50 centimètres de terres saines pour régler ce problème, et elle a été validée par la Das, dernier verrou à faire sauter pour aménager des maisons avec jardin. Cette construction doit ainsi venir compléter un lotissement composé d’immeubles à appartements dont certains sont déjà sortis de terre. Et c’est par cette opération que la Ville du Roeulx entend couvrir l’investissement du hall omnisports. Mais dans sa lettre au ministre Carlo Di Antonio, le conseiller d’opposition Marcel Couteau en appelle à revenir au projet initial, à savoir un parc de loisirs.

Sur ce dossier, la majorité n’a cessé de dénoncer un "acharnement" du groupe Alternative. Si les actions de l’opposition ont permis de soulever de troublantes questions, cet ultime fait d’armes devrait conforter la majorité dans l’idée que le groupe Alternative n’entend pas lâcher le morceau.