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Le sportif sonégien a organisé un premier meeting d'athlétisme dans le pays

C’est une aventure sportive mais avant tout humaine que Jean-François Lenvain vient de vivre au Togo, dans la région de Kovié. En parallèle du projet Komla, qui permet depuis une dizaine d’années de construire des écoles dans les zones reculées de ce pays d’Afrique, l’athlète sonégien a organisé le tout premier meeting d’athlétisme en zone rurale.

C’est encore sous le coup de l’émotion qu’il relate ce qu’il a pu vivre aux côtés de quelque 4.000 jeunes locaux qui ont découvert le sport. « Dans ces zones, la course à pied est avant fonctionnelle. Les enfants courent pour rejoindre leur école, un champ, leur habitation,… Beaucoup ne savaient pas que la discipline existe en tant que loisir, en tant que sport », explique l’athlète belge.

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Pour lui, tout a commencé il y a quelques années, lorsqu’il a soutenu le projet Komla (qui fêtait alors ses dix ans d’existence, NdlR) en courant d’école en école. « C’était le point de départ d’une aventure que je pensais ponctuelle. Mais ces courses ont eu un impact que je n’aurais jamais pu imaginer. Elles ont permis la création d’un club d’athlétisme. Grâce à un encadrement, certains jeunes ont fait des progrès remarquables. »

Il y a quelques jours, Jean-François Lenvain remontait donc dans l’avion pour aller constater cette évolution inattendue. « L’idée d’organiser le premier meeting d’athlétisme s’est concrétisée. Nous avons fait avec les moyens du bord mais c’était tout simplement fabuleux. Certains participants avaient déjà couru deux ou trois heures pour nous rejoindre. » Ce sont finalement des milliers de locaux qui ont pris part aux différentes épreuves organisées.


Course de fond, 100 mètres, saut en hauteur,… Dans toutes les disciplines, les sportifs se sont illustrés. « Pour le saut en hauteur, ils ne disposent d’aucun matériel, ils n’ont pas de tapis de chute. Et pourtant, nous avons assisté à une vraie performance avec un haut à 1,8 mètre ! Il y a un potentiel énorme chez certains gamins. Nous voulons faire perdurer tout cela, apporter une aide, un peu de matériel,… »

Aujourd’hui, la construction de nouvelles écoles se poursuit donc. Mais le travail entrepris par Jean-François Lenvain, ses proches et ses acolytes de « Tous à Bord » pour développer la culture du sport a permis de donner une dimension encore différente à un projet humanitaire déjà magnifique.