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La police a déjà mené plusieurs opérations pour mettre un terme à cette pratique

Les étés se suivent et se ressemblent dans la Cité de l'Amour. Le soleil revient et avec lui, les baigneurs qui n'ont pas peur de braver l'interdit pour faire trempette dans les carrières d'Écaussinnes.

Les risques encourus ne sont pourtant pas négligeables. À commencer par une amende de 150 euros. Ce qui fait cher la baignade. Surtout, les carrières ont déjà été le théâtre d'accidents mortels. Il y a évidemment le risque d'hydrocution. Et des machines se trouvent toujours sur place. Si un plongeur devait se cogner, les conséquences pourraient être dramatiques.

Enfin, ces afflux récurrents de baigneurs dans un lieu qui n'est pas destiné à les accueillir engendrent des nuisances pour les riverains. On pense aux problèmes de parking. L'année passée, une grande bagarre générale avait même éclaté. En 2017 d'ailleurs, les autorités avaient déployé les grands moyens. Un drone fédéral était venu appuyer une opération de la police Haute Senne, permettant d'identifier les contrevenants.

Mais ces réguliers coups de filet ne semblent pas décourager les baigneurs. Les voilà de retour. Ces derniers jours, le chef de file de l'opposition, Sébastien Deschamps, a d’ailleurs à nouveau été contacté par des riverains de la rue de l’Avedelle, notamment. "Ils m’ont signalé les baignades dans la carrière voisine, et le fait que les voitures des baigneurs squattent les places de stationnement du quartier", confie Sébastien Deschamps. Le conseiller communal indique par ailleurs avoir saisi la zone de police Haute Senne.

Les autorités semblent déjà sur le coup. "Nous avons déjà mené quatre opérations cette année", révèle le bourgmestre Xavier Dupont. "Cela avait commencé déjà au printemps, quand nous avions eu quelques jours de beau temps. C'est systématique, quand le soleil brille et que le thermomètre grimpe, des gens débarquent aux carrières. Mercredi, la police s'est à nouveau rendue sur les lieux et a pu dresser 15 PV. D'autres opérations sont en cours. Nous espérons qu'elles finiront pas dissuader ces baigneurs."