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L'élu MR invite la ville à se positionner en faveur de la RAAL

Ce week-end, la ville de La Louvière se réjouissait des résultats sportifs du club FC Femina qui accède à la division 2 nationale et du club RAAL, qui accède à la division 2 amateurs pour la saison prochaine. Elle rappelait à l'occasion qu'elle avait « toujours nourri l'ambition de soutenir l'ensemble des forces vives locales et ainsi mener une politique sportive volontariste. »

Ces bons résultats poussent évidemment la ville à poursuivre sur cette lancée mais vont inévitablement ouvrir le dialogue en termes d'occupation, de disponibilité de site, de terrains ou encore de subsides octroyés. « C'est dans ce cadre que, pour ce qui concerne le site du stade du Tivoli, la ville invite les clubs RAAL et URLC, occupants principaux, à se rencontrer afin de lui faire part de leurs propositions conjointes d'occupation dudit site. »

Et si la ville précise qu'elle « répondra toujours présent afin de soutenir et d'accompagner chaque club sportif », sa position n'est pas partagée. « La Louvière se doit d'avoir un grand club de foot qui joue dans les divisions supérieures. Il en va de son image de ville qui promeut la pratique sportive », annonce pour sa part Olivier Destrebecq (MR).

Ce dernier et André Gorez, ancien footballeur professionnel, estiment que « la ville ne peut plus soutenir de front deux clubs » et qu'un choix doit s'imposer. « Maintenir le soutien aux deux clubs, c’est le meilleur moyen de disperser les moyens et donc de les pénaliser tous les deux. Il faut en choisir un, afin de pouvoir lui apporter tout le soutien nécessaire et lui permettre de progresser dans les meilleures conditions qui soient », insistent-ils.

Et pour les deux comparses, le choix est vite fait. « Au fil de la saison, on a bien senti qu'il se passait quelque chose. Pour la première fois depuis longtemps, les gens parlaient du football louviérois. Aujourd'hui, grâce à la RAAL, le football est redevenu un facteur de lien social, c'est inestimable. Salvatore Curaba a prouvé que son projet tient la route tant sur un plan sportif qu'économique. »

Ce dernier, « prêt à construire un nouveau stade sans solliciter les finances publiques », doit être soutenu, selon Olivier Destrebecq et André Gorez. « La ville doit accompagner cet élan, le faciliter en apportant son soutien à la RAAL et tout particulièrement au niveau du développement de l'école de jeunes. Elle doit prendre une position claire parce qu'il ne sera malheureusement pas possible que l'URLC et la RAAL s'accordent sur un rapprochement. »

Pour l'heure, rien ne dit que la ville prendra une position ferme et s'alignera sur la position adoptée par l'élu réformateur et l'ancien sportif.