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Le fils de Maria vit un véritable enfer.

Deux mois. Cela fait presque deux mois que la famille et les proches sont sans nouvelle de Maria Turco. Le mercredi 6 juin, cette dame âgée de 79 ans, souffrant de la maladie d’Alzheimer, avait quitté la maison de repos “Résidence les Jardins d’Astrid” située à Maurage. Ce jour-là, Maria s’est littéralement volatilisée.

Le fils de Maria Turco garde malgré tout espoir de retrouver sa maman saine et sauve. « Nous y croyons toujours parce que nous ne trouvons pas de corps », insiste Antonio Provenza. « J’ai toujours espoir qu’elle se soit réfugiée quelque part, chez quelqu’un. Peut-être chez une personne âgée qui a aussi la maladie d’Alzheimer. »

À côté de cela, Antonio et sa famille sont réalistes et savent que les chances de la retrouver sont de plus en plus faibles. « J’ai toujours un espoir mais ça commence à diminuer », admet-il. « Mais le problème est que l’on est plongé dans l’inconnue. On ne sait pas si elle est vivante ou décédée. Donc on ne sait pas non plus faire son deuil. »

Très affecté, le fils de Maria Turco a repris le chemin de son travail ce mercredi, après huit semaines de congé maladie. « Je suis toujours très mal. En soirée, si je me mets à réfléchir, je ne dors pas de la nuit. Nous y pensons tout le temps. Toute ma famille ne pense qu’à ça. Heureusement, nous sommes une famille très soudée. »

De son côté, le papa d’Antonio réside toujours dans la même maison de repos que sa femme Maria. « Mais il est vraiment choqué et complètement perturbé. Chaque matin, il va voir dans la chambre si elle n’est pas revenue… », raconte Antonio qui est quant à lui choqué par l’attitude du home. « Ils ont eu l’audace de me demander si je voulais faire relouer sa chambre. J’ai été choqué. »