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Les finances de la Cité de l'Amour restent solides

Ne dites plus à Fabien Palmans qu'on n'investit pas à Écaussinnes. Cette idée reçue est déjà parvenue jusqu'aux oreilles de l'échevin des Finances. Il la conteste avec force, chiffres à l'appui, à l'occasion de la présentation des comptes 2017. "En quatre ans, nous avons investi 15 millions d'euros", assène Fabien Palmans.

Le président de la commission des finances a fait le détail des sources de financement. "Depuis 2014, 67 % des investissements ont été réalisés par autofinancement", indique Philippe Brognon. "Pour 20 %, nous avons recouru aux emprunts. Et les 13 % restants viennent de subsides."

La crèche représente évidemment un gros morceau pour lequel la commune s'est tournée vers les banques. "Nous avons décidé d'emprunter pour financer la crèche, car notre dette était pratiquement inexistante et parce que les taux étaient vraiment très bas", justifie Fabien Palmans. "Cela représente une charge de six euros par an et par habitant. Nous restons encore très en dessous des autres communes. Évidemment, nous n'allons pas commencer à emprunter pour faire tout et n'importe quoi. Car nous savons que nous devons rester vigilants, notamment aux frais de personnel."

Des frais de personnel qui sont passés de 6,7 à 6,9 millions d'euros en 2017. Le bourgmestre pointe en outre la réforme des APE qui va faire perdre quelques plumes à la Cité de l'Amour. "Cela représente une perte d'environ 50.000 euros rien que pour la commune. Je ne parle même pas de la crèche ou du CPAS", pointe Xavier Dupont.

Les finances d'Écaussinnes restent solides malgré tout. La Cité de l'Amour peut toujours compter sur les rentrées du zoning et se targuer d'appliquer un taux d'imposition parmi les plus bas. La majorité s'est en outre appliquée à réduire les frais de fonctionnement, rognant ce qui pouvait l'être. Dans ce contexte, les comptes 2017 affichent un boni de 107.000 euros à l'exercice propre et un boni de 1,7 million d'euros à l'exercice global. "Cet argent sera soit investi dans d'autres projets, soit alloué aux fonds de réserve. Ce sera un choix politique à effectuer dans le futur", conclut Fabien Palmans. "Nous avons en tout cas des finances assez solides pour résister aux défis à venir. Mais il ne faut pas se leurrer, tout n'est pas rose."