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Le rapace était prisonnier d'une clôture électrique

Quand on habite un beau village de campagne comme Hennuyères, on a l'habitude de se réveiller le matin au chant des petits oiseaux. Mais pour Françoise Baufays, ce sont des cris étranges qui ont accompagné son déjeuner dimanche dernier.

"Je prenais mon café dans la cuisine. Nous avons une grande baie vitrée. Et j'ai vu un oiseau qui faisait du surplace et qui se débattait dans la prairie d'à côté", confie la Brainoise. "C'était un faucon crécerelle qui était coincé dans une clôture barbelée et électrifiée. Heureusement, le faucon ne touchait pas le sol. Sans ça, il aurait été électrocuté."

Aussitôt, Françoise Baufays entreprend une opération de sauvetage pour libérer le malheureux oiseau. "J'ai appelé ma voisine, propriétaire de la prairie. Il a d'abord fallu couper le courant pour intervenir. Nous avons ensuite tenté de le détacher. Ça n'a pas été facile, car en se débattant, le faucon avait complètement enroulé sa patte dans le fil."

Les efforts des deux villageoises auront finalement payé. Au terme d'une opération délicate, le faucon était libéré. "Mais il était mal en point. Nous nous sommes donc mis à la recherche d'un centre de revalidation. Nous avons finalement trouvé un vétérinaire agréé à Frasnes-Lez-Anvaing qui a pu recueillir le faucon."

Bonne nouvelle, le rapace est tiré d'affaire. "Le faucon a pu être relâché après quelques jours", indique le vétérinaire. "Il avait perdu un bout de sa patte. Mais même amputé, il savait marcher sur une patte et saisir la proie. Nous relâchons en moyenne 35 oiseaux sur l'année dans notre centre, toutes espèces confondues. Mais ce sont généralement d'assez gros oiseaux. Pour les plus petits, nous ne savons généralement rien faire."

François Baufays aura donc enchaîné les bons réflexes, depuis l'opération de sauvetage jusqu'à la prise de contact avec un centre Creaves, pour sauver le faucon crécerelle. "On en voit parfois dans le coin qui volent en Saint-Esprit. Ils sont bien utiles pour attraper les mulots notamment. Mais je n'en avais jamais sauvé."