Centre

Le SPF Mobilité a livré les premiers éléments de son enquête sur l'accident du 8 juin

Chargé de faire la lumière sur le déraillement de train survenu à Neufvilles le 8 juin, le SPF Mobilité a livré des premiers éléments de son enquête. C'est bien "une vitesse excessive à hauteur d'un aiguillage" qui est en cause.

L'enquête confirme ainsi les premières analyses qui avaient filtré le jour même de l'accident. Pour rappel, un train circulant à vide sur la ligne 96 Mons-Bruxelles avait déraillé à hauteur de Neufvilles. Comme nous l'avait indiqué le porte-parole d'Infrabel, le train empruntait une voie d'évitement. Une procédure classique pour empêcher le blocage de ces voies qui servent notamment au dépassement de trains. Mais le train roulait beaucoup trop vite pour emprunter un aiguillage. Dans ces cas-là, la vitesse doit être limitée à 40 km/h. D'après nos informations, la conductrice avait d'elle-même confié ne pas avoir compris qu'elle allait changer de voie et n'avait donc pas réduit sa vitesse.

Fort heureusement, le train circulait à vide et la conductrice s'en est sortie avec seulement quelques blessures légères. Mais les dégâts matériels sont importants. Infrabel les a estimés à un million d'euros de son côté. Mais la facture totale, comprenant également les voitures de la SNCB et les services d'intervention, dépasse les deux millions d'euros selon l'organisme d'enquête du SPF Mobilité.

Reste à savoir qui paiera l'addition. Tout se jouera certainement entre les assurances de la SNCB et d'Infrabel. Pour l'heure, le SPF Mobilité indique avoir établi la cause directe de l'accident. Mais l'enquête va se poursuivre pour déterminer les facteurs indirects.