Centre Une enquête interne est en cours, la justice a également été saisie

Un vent de scandale souffle actuellement sur le CPAS de La Louvière. Et pour cause ! Une assistante sociale, présente dans l’infrastructure depuis quelques années, se serait rendue coupable du détournement de plusieurs milliers d’euros. L’enquête n’en est qu’à ses prémices mais la présumée auteure des faits a d’ores et déjà été provisoirement écartée de ses fonctions.

Selon nos informations, confirmées par Denis Morisot, directeur général du CPAS, une enquête interne est en cours. Ce dernier s’est cependant montré extrêmement prudent dans ses déclarations. "Tant que ce potentiel détournement n’a pas été clairement établi, l’auteure supposée reste présumée innocente, insiste-il. Elle a toutefois été écartée pour permettre le bon déroulement de l’enquête administrative."

Ce sont entre 40.000 et 50.000 euros qui auraient ainsi été détournés sur plusieurs années, "grâce à sa connaissance, à l’utilisation et à l’exploitation du système". Afin de ne pas mettre de pression supplémentaire sur les personnes qui ont permis d’identifier ce probable détournement d’argent, le directeur général n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur ce volet.

"Il appartient à la personne soupçonnée de s’exprimer face à son employeur. Elle sera entendue par le conseil de l’action social dans sa plus proche séance, à la fin du mois donc. Tant qu’elle ne s’est pas défendue, pour la sérénité de sa défense et parce que le secret professionnel entoure l’action du CPAS, nous n’en dirons pas plus."

L’enquête se poursuit en interne, mais pas seulement. "Conformément aux dispositions légales, nous avons informé les autorités judiciaires de nos soupçons. À elles de prendre le relais et de voir quelles suites doivent éventuellement être apportées, nous ne sommes pas à la manœuvre. De notre côté, nous nous occuperons, à l’issue de l’enquête administrative, de l’aspect disciplinaire." De son côté, la présidente du CPAS, Colette Burgeon (PS), s’est totalement retranchée derrière le principe du huis clos, se refusant à tout commentaire alors que "ni le bureau permanent ni le conseil de l’action sociale" n’ont pu se réunir.