Centre Thierry Hazard fut au four et au moulin durant le dernier long week-end pour accueillir des centaines de jeunes venus des quatre coins du pays

C’est devenu une tradition pour les équipes de jeunes : chaque année, le site du Poseur à Braine-le-Comte reçoit la visite durant trois jours de dizaines d’équipes pour un tournoi prestigieux, dénommé "Hazard".

En plus de faire le plein au niveau quantitatif, l’événement brainois a également fait la part belle à l’aspect qualitatif en donnant un terrain de jeu à des équipes mieux classées comme Eupen, l’Union Saint-Gilloise ou même Seraing. "On est parti à 7 h et on est arrivé tranquillement", souriait, samedi matin, l’ancien international Christophe Grégoire, coordinateur des jeunes de Seraing pour le jeu à 8, venu pour soutenir ses jumeaux.

Le Hazard Tournament veut en effet ne pas se limiter aux équipes de la région. "Le principe, c’est évidemment ramener un bon paquet d’enfants pour permettre à des petits clubs de côtoyer les plus grands, explique Michaël Marcou de l’organisation. Et l’on peut dire que l’on y est, évidemment. On a un beau plateau avec des équipes de toutes les provinces et de divisions différentes."

Dans cette situation, Ronquières, le voisin brainois, en profite évidemment. "C’est chouette, on est content d’avoir été à nouveau invités", souriait Teine alors que Nathan, son équipier en U12 chez les Dindons, confirmait : "Ce qui est bien, c’est qu’on peut affronter des équipes difficiles. Ça nous permettra de nous améliorer."

Chez les entraîneurs aussi, on prend ce tournoi comme un défi, mais pas seulement. "Les enfants s’amusent aussi, souligne Ayoub Sonhagi, coach des U12B du Stade Brainois. Mais ils ont en plus un nouveau challenge, car ce n’est pas le même niveau qu’en championnat."

Chaque année, les équipes scrutent en tout cas l’arrivée d’un des frères Hazard. Malheureusement, cette année, aucun n’a pu se libérer pour venir soutenir les futures stars de demain. Mais pas sans avoir pris des nouvelles du tournoi. "Chaque soir, en effet, ils se tenaient au courant, confirme Thierry le papa, au four et au moulin aux côtés de Michael Marcou pour que l’organisation roule. Il est normal que les jeunes d’aujourd’hui puissent profiter des installations, des terrains comme mes fils ont pu le faire étant enfants. Ils étaient en tout cas tristes de ne pas avoir pu être présents."