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Les élections menaçaient les bricolages d'Halloween confectionnés par les enfants. Une solution a pu être trouvée

Les citoyens sont appelés aux urnes ce dimanche. Dans beaucoup de villages, les bureaux de vote seront aménagés dans des écoles. C'est le cas notamment d'Haulchin, dans la commune d'Estinnes. L'établissement aurait toutefois connu un petit problème de décoration. Les isoloirs, oui. Les citrouilles et les sorcières, non !

En effet, les élèves avaient déjà décoré leur école pour leur traditionnelle soirée d'Halloween qui se tiendra le 25 octobre. Hier, des parents apprenaient désolés que les institutrices devaient retirer les bricolages pour faire place nette. Problème de décoration, de sécurité, mais aussi de coordination au sein de l'administration.

En effet, le collège communal n'était manifestement pas à l'origine de cette décision. Dès qu'il en a été avisé, il a d'ailleurs pris les choses en main pour trouver une solution. "C'est probablement un agent de l'administration qui s'inquiétait du bon déroulement du scrutin. Il a demandé de retirer des décorations qui pouvaient gêner le passager vers la sortie de secours", indique Florence Gary, échevine de l'Enseignement. "Mais nous avons trouvé une solution. Le bureau de vote sera installé dans un bâtiment annexe, comme les autres années. Des classes y sont en rénovation, mais les travaux sont pratiquement terminés."

Les enfants peuvent donc souffler. Leurs terrifiants bricolages ne seront pas sacrifiés pour permettre l'installation de non moins impressionnants isoloirs. Mieux, le chaudron qui se remplit de plus en plus de bonbons en attendant la soirée d'Halloween pourra rester en place.

"Nous organisons cette soirée tous les ans", commente la directrice de l'école. "C'est une fête importante pour notre établissement, avec de nombreuses activités réalisées en amont. Nous sommes donc soulagés de pouvoir laisser la décoration en place."

L'échevine de l'Enseignement a par ailleurs prévu un passage sur les lieux pour s'assurer que tout est en ordre. "La polémique a vite enflé sur les réseaux sociaux, mais il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Nous avons réagi immédiatement et avons trouvé une solution pour maintenir la décoration réalisée par les enfants", conclut Florence Gary.